vendredi 17 septembre 2010

29 . Oh, c'est la grève des commentaires ou quoi ?

 Heureusement que mes espèces de gribouillages on suscité un peu d'intérêt, parce que la moyenne de commentaires est en train de plonger sévèrement et bien  profond ! Et faites pas comme si c'était pas de votre faute, genre " Ben nous, on étaient en vacances, on est pas venu le voire ce blog depuis un bon  bout de temps! " Nan-nan-nan-nan-nan-nan ! Keudal, j’vous crois pas !

- J'ai mes petits espions qui me font des stats sur le nombre de lecteur : ça ne baisse pas ! 
Et ne faites pas non plus comme vous n'aviez pas remarqué,  parce que j'ai les adresses IP et que ça pourrait balancer des noms rapidement !

Bon, d'accord, sur les réponses de mails perso,  je suis encore à la bourre, et je me la ramènerai pas sur le sujet, mais c'est aussi parce que je donne la priorité au blog que vous êtes en train de lire ! 
Ah ah ! Pris la main sur la souris, la tronche collé au PC !

Je vais pas commencé à vous engueuler virtuellement, mais quand même, vous pourriez faire un petit effort . . .

Pour ceux qui flippe que ça prenne 3 plombes de taper un commentaire : pas de panique, c'est réglé en  7 minutes maxi ! Si c'est de laisser votre adresse mails et de vous faire pourrir de spam qui vous inquiète, je garanti personnellement qu'on a choisi une solution super-clean spécialement pour éviter ça !  Je dis "on" parce que j'étais pas tout seul sur le coup du choix ( non-non,  c'est pas une crise de mégalo ! ), les collègues de la Villette y ont contribué, et je les remercie une fois de plus de me laisser squatter un bout serveur pour héberger mes petits délires, histoire de mettre au parfum ceusses qui n'auraient pas remarqué l'adresse à rallonge, et aussi de refaire un peu pub pour les 55 hectares du plus chouette gazon de Paris  !) 
Que les dits collègue ne prenne pas ça non plus pour une dispense de commentaires : les nouvelles du Parc m'arrivent un peu au compte goute ces derniers temps ! Mais bon, rentrée oblige je me doute bien que ce blog et ma tronche en biais ne sont pas sur la liste des "zhyper-priorités" !
Mais quand même, un tout pti' mot à l'occaz en passant . . . 

Allé quoi, juste un « Salut, ce que t’écrit  c’est pas drôle mais c’est bon signe que tu sois encore  capable d’écrire »  ça me motivera  pour  essayer d’être un peu plus marrant la prochaine fois !
Je peu comprendre que l'absence récurrente de sujet  puisse  vous surprendre venant de moi, vue que parler pour ne rien dire n'a jamais été une de mes spécialités jusque là !
Mais aujourd’hui c’est un peu mon dernier recourt pour garder le contact avec tout les gens que je pouvais facilement avoir au téléphone avant, et comme je parlais de milles trucs différents avec chacun d’entre vous, je sais plus quoi dire quand je dois  parler à tout le monde en même temps !
En d’autres occasions je vous aurai même suggéré de vous mettre a ma place pour comprendre que c’est pas évident, mais là, NON ! Ce que je vis, je le souhaiterai pas à mon pire ennemi si j’en avais un, alors à mes amis et a tous ceux qui me font l’honneur de lire ce blog, même pour une minutes je vous laisserai pas vous mettre à ma place, parce que c’est pas marrant du tout et que j’ai dis un peu plus haut que j’allais faire un effort dans ce domaine = Rendez vous a la news n° 30 pour vérifier ! ! !


dimanche 5 septembre 2010

28bis . On peut appeler ça des dessins . . .

 Je vous l'avez bien dit que je peux faire n'importe quoi sur ce blog, et je le prouve avec cette note 28Bis qui n'a évidement rien a voir avec la 28 et son espèce de bilan fantôme puisqu'il s'agit essentiellement de dessins, enfin de trucs dessinés mais alors ne me demandai pas quoi !
Chacun y verra ce qu'il a envie de voire, un peu comme les taches de Rorschach, en un peu plus chargé . . . voire beaucoup plus chargés pour certains !

Bref, voilà comment il m'arrive d'occuper les longues heures reliées à Moumoune, à l'aide d'un tableau magique ( que je n'ai pas encore baptisé d'un prénom débile ? !) qui me sert principalement de voie synthétique pour "discuter"  lorsque je reste à la maison. 

Coutoh1   .   Pho13   .   Harabesk

vendredi 3 septembre 2010

28 . Petit bilan au milieu du traitement :

Techniquement parlant, il est encore un peu tôt pour parler du "milieu" du traitement, puisque je n'ai pas encore bouclé la 3ème semaine du dit traitement, et encore moins la semaine de repos qui suivra, et qui pourrai bien charrier quelques vilaines retombées radioactives dès plus déplaisantes, malgré l'arrêt officiel du traitement . . .
Mais bon, rien ne m'empêche de compléter cette news d'un second article sur le même thème si besoin, ou bien d'une suite ou encore de rien du tout en sauce gribiche si j'en ai envie : c'est mon blog, et je m'y accorde une liberté éditoriale totale et absolue, quelque soit le degrés d'incohérence encouru !

Les lecteurs les plus assidus se seront déjà fait la remarque que la cohérence et la richesse éditoriale de ce blog ne sont pas toujours au rendez vous, voir carrément optionnel sur la majorité de mes publications récentes, mais cela ne les a pas découragé jusque là si j'en crois les statistiques de consultation, donc je persiste et signe dans ma rédaction d'un bilan de milieu de traitement plusieurs jours avant la date réel de cet évènement :

" Jusque là, tout va bien ! " comme ont dit en passant devant la fenêtre du 22ème étage pendant une chute du haut d'un immeuble qui en compte 53 !
Honnêtement, je ne m'attend pas a m'écraser aussi violemment que ça sur les derniers jours de ce foutu traitement, mais je dois imaginer que c'est possible si je veux vraiment me motiver pour faire absolument tout ce qui peut empêcher ça ! Oui, je sais, c'est un peu tordu comme raisonnement, mais une fois de plus, l'interminable liste de médoc que je j'engloutis trois fois par jours et l'hyper-répétitivité de mes activités annexes y sont pour beaucoup . . .
Et si je me permet d'étaler cet improbable raisonnement au grand jour, c'est parce qu'il a déjà produit 2 petits miracles au milieu d'une situation proche de l'infernal absolu : j'ai repris 1kilo et le coup de soleil  de la 2ème semaine s'est un peu atténué . . . Ne me demandez pas d'explications complémentaires sur ces 2 anti phénomènes : je les gère sur le mode "poule aux œufs d'or", en me disant que si je sais comment ça marche, ça ne marchera plus !

OK, j'admets qu'a partir de là, le blog risque sérieusement de prendre une étrange tournure ésotérique un peu indigeste si je continue à m'enfoncer dans ce genre de considérations vaseuses . . .
Mais comme  je compte bien tenir ce blog  a peu près à jour jusqu'à ce que j'ai retrouvé un niveau d'expression oral suffisent pour vous raconter la suite de vive voix, j'ai encore un peu de temps devant moi pour rectifier le tir dans les prochaines news ! Je vais donc essayer de faire un gros effort pour rester compréhensible dans mes récit face à des expériences quotidiennes souvent surréaliste, voir totalement improbable selon les différentes phases de soins, ou  de réactions à l'interminable liste de produits concerné et enfin aux  phases de repos bien mérité quand tout le reste s'est en fin calmé !


lundi 23 août 2010

27 . Le retour du demi coup de soleil très cheulou !

La première semaine au régime "rayon-chimio" n'avait pas laissé de signes extérieurs de traitement lourd en cours : la deuxième semaine n'a pas eut cette délicieuse politesse !
Pour ceux qui m'ont vue dans le dernier mois de combat de la campagne 2008, le titre de cette news n'a rien d'énigmatique, pour tous les autres, l'explication est très simple : après une certaine accumulation de séances de rayons, le bas de ma tronche a pris un très méchant coup de soleil, genre bronzage de skieur a gosses lunettes, mais en trop pire . . .
Et me voilà totalement revenu dans le vif du sujet, avec ma première soirée " vieux mal de mer" sur terre ferme,  juste avant de me séparer de mon étrange walkman chimio-thérapeutique pour la 2ème fois.

Tant pis, j'espérai naïvement un second weekend de répit pareil a celui du 15 aout ou tout le clan Vouillaume s'est mobilisé pour n'emmener respirer un peu d'air parisien :

- Voire une jolie petite expos sur "la ville dessinée" à la cité de l'architecture et du patrimoine

-  Et un incontournable  Vicky-Christina-Barcelona  de Woody Allen  au ciné de plein air de mon parc préféré.

Tout cela en compagnie de très chères amies autochtones, même si je n'ai pas eu le temps ou le courage de prévenir les rares collègues de la Villette qui auraient pu s'y trouver ce soir là ! Toutes mes excuses à mes adorables supporters et très fidèles lecteurs : c'était totalement improvisé et je n'aurai d'ailleurs pas pu vous raconter grand chose de vive voie car la 1ère semaine du traitement a déjà ruiné quasiment tous mes efforts orthophoniques et leurs étranges résultats tout récemment acquis . . .
Ah oui c'est un peu  dommage, mais pas bien grave : ça ira plus vite à la fin du traitement pour revenir au niveau que je viens de perdre, et ensuite le dépasser avec l'installation du nouveau dentier .
Bien sur, tout cela sera à nouveau accompagné d'un programme d'exercices orthophoniques à la limite du délirant, et d'une bonne dose de kinésithérapie classique pour redonner un peu de souplesse et de mouvement naturelle a tout ce qui sera encore bougeable à ce moment là, dans une zone située entre mon nombril et . . . mes  oreilles : si si, je vous jure que j'arrive encore a bouger mes oreilles ! c'est pas hyper-utile en ce moment, mais je peux encore le faire et . . .  je m'en prive pas ! ! !


dimanche 8 août 2010

26 . Petite semaine mais grosse fatigue !

 Voilà qui résume bien ce premier contact avec mon nouveau traitement : petite semaine à la maison après trois jours à l'hosto pour démarrer tout ce surprenant bordel, mais grosse fatigue à l'arrivé après 5 séances de rayon et autant de jours de chimio "embeded" (embarqué pour francophone intégristes)

Les dommages collatéraux ont été relativement minimes voire négligeables par rapport aux souvenirs des premières expériences . . . Un léger sentiment de flottement à Nancy, après les différents rendez vous manqué et l'absence d'explication au 3ème jour d'hospitalisation si ce n'est la carte de fidélité qui est pleine  : pour le 20ème jour d'hospitalisation, cet été on vous fait cadeau du 21ème !

Bon, l'essentiel c'est que ça se soit très bien passé, le reste n'est que détaille, surtout en sachant que je n'ai pas perdu un gramme dans cette affaire, ni dans celle de la mini canicule lourdement cité dans l'un des postes précédents, et manifestement terminé pour ce qui est de la Lorraine . . .

A part ça, Moumoune a refait des siennes, et un petit aller retour à l'envoyeur pour recadrer un peu la mission qui lui est attribué : j'en ai profité pour alléger un peu son programme à l'aide d'un système de tuyau d'alimentation "a l'ancienne, en pure gravité" qui devait être réservé aux extrêmes urgences et qui permet de gagner jusqu'à une demi-heure sur chaque temps de repas !
Bon, c'est quand même un peu sauvage aussi de se blinder l'estomac en une heure chrono, alors Moumoune a repris du service sur un gros mi-temps, mais c'est bien agréable de pouvoir "déjeuner" dans un timing acceptable de temps en temps .

Voilà pour les petits détails du quotidien qui font que le morale remonte en flèche, contrairement au baromètre qui plonge régulièrement sur "temps touts pourri " et "bel orage", mais ce ne serait pas un mois d'aout en Moselle si il en était autrement !
En tous cas, Pinpin et moi, ça nous va, tant qu'on peut y trouver de petites demi-heure de ballades à peu près au sec, avec les cousines, cousins et potes, c'est encore mieux ! ! ! ( Photos a venir . . .)


mercredi 28 juillet 2010

25 . Comme un air de déjà vu . . .

 - " Alors comme tout s'est bien passé, la suite ce sera 6 semaines de rayons avec chimio ! "

- " Euh non docteur, vous avez du vous tromper de page dans mon dossier, ça c'était en 2008 !"

- " Non non, on remet ça ! "

- "  Ah ! Ben super la surprise du chef . . . "

Si j'avais su j'aurai pas v'nu bordel ! Rien de tel pour vous plomber un été que ce joyeux programme, aussi préventif soit-il !
Bon, d'après les blouses blanches, ce sera un peu plus zen que le 1er passage, avec une grosse semaine de repos après chaque petite semaine de traitement ! Les rayons seront ciblées sur un point plus précis de ma mâchoire, et avec ça, un nouveau produit de chimio qui ne génère quasiment pas de nausées, diffusé par une petite pompe portative genre walkman des années 80's pour me l'emmener chez moi dans ma maison, au lieu de rester coincé tout un week end à l'hosto, sauf pour le premier contact, pour être sur que le courant passe  bien . . .

C'est Moumoune qui va être jalouse, si elle survit jusque là, parce qu'elle a réussit à venir tout au bout de ma patience, et que j'en suis venu aux mains pour lui expliquer qu’on  joue pas avec la nourriture, et surtout pas avec la mienne en ce moment ! Y a peu de chance qu'elle passe l'été au rythme ou volent les baffes, parce que vue ce qui m'attend dans les mois à venir, je peux pas me permettre de rater un repas ou de ne pas finir mon "assiette" pour  des raisons bêtement techniques !

En tous cas je vais avoir l'air malin aux heures de déjeuner avec mes 2 machines infernales qui me pompent des trucs tout simplement innommables environ 4 heures par jours !
Et la p'tite nouvelle, je vais carrément devoir me la trainer jusqu'au plumard, toute la nuit !
Elle a pas intérêt à ronfler parce que sur le sommeil, j'ai aussi peu d'humour et de patience que sur la bouffe : on n’embête pas un ours quand il essaye d'hiberner, c'est très risqué, même pour une machine ! De toute façon, elle va vite comprendre comment je m'occupe de l'électronique de précision qui déconne en voyant le tronche de Moumoune, ou ce qu’il en reste . . .

Tout cela manque un peu de poésie, et de nouveauté, je vous l'accorde, mais j'avais prévenu au poste précédent : mes embrouilles tournent un peu en boucle en ce moment ! Le morale est pourtant moins mauvais qu'il n'y parait, mais la limitation de mon expression orale et l'énorme prolongation qu'induisent les joyeusetés ci dessus commencent à me taper un tout petit peu sur les nerfs . . .
Ne vous inquiétez pas, la médecine moderne trouveras aussi une solution pour ça, ne serait-ce qu’une très sympathique  psy pour commencer, et d’autres dérivées de morphine si ça ne suffit pas : on n’est plus à ça près !


lundi 12 juillet 2010

24 . Morphine et poils de chien !

 C’est fou ce qu’on peu faire passer dans un tuyau d’alimentation, rassurez vous, contrairement à ce que pourrait suggérer le titre, la débordante fourrure de Pin-pin n’y est pas encore passé, mais je ne le dois qu’a une extrême vigilance en ces temps de grandes chaleurs ou il essaie de s’en débarrasser par toutes les ruses possibles … A sa place on ferait pareil, et au bout de 13 ans de pratique, j’esquive assez facilement, contrairement aux visiteurs attendri par le vieux compagnon qui veille imperturbablement sur son maitre convalescent : ils repartent systématiquement « capilo-tagué »  d’une bonne touffe sur le moindre bout de fringue qui soit passé à hauteur de chien durant leur passage chez les vouillaume ! Désolé ; ° )

Mais ne nous égarons pas, et revenons en à Me-tub, ma  « bouche de secoure » dont il est question au commencement de cette note : elle expérimente actuellement un large panel de jus de fruits et autres boissons rafraîchissantes pour faire face aux températures subtropicales qui frappent actuellement la lorraine, habituellement peu exposée à ce genre de phénomènes  météo.

Si je me permet de citer à nouveau cette mini canicule qui n’aura évidement échappé à aucun résident métropolitain, c’est qu’elle est particulièrement éprouvante pour ma carcasse imbibé de la morphine qui constitue l’autre moitié du titre, car  l’un des effets secondaires de ce sympathique antidouleur est une surabondance de sueur en cas d’effort, et bien sur de chaleur … 
Inutile de détailler le dégoulinant résultat , si ce n’est de compléter le tableau de mon désastre actuel par le bandage autour du coup qui protège la cicatrice de l’opération ! Je n’ai jamais été un grand fan des grosses chaleurs, mais là, j’approche dangereusement du sentiment de haine face à l’été, alors que la plupart de mes concitoyens l’attendent avec impatience pendant 6 ou 8 mois selon les régions .

Avec un peu de poids à perdre, je trouverai un peu de réconfort à cet infâme inconfort, mais c’est exactement tout le contraire : je cours toujours  après les kilos égarés au cours de mon chaotique parcours médical, d’où les expérimentations tubulo-gustative à double objectif : me rafraichir et maintenir un poids à peu près potable pour me préparer à la suite des évènements . Le résultat pratique de cette suractivité de régulation thermo-nutritive  c’est  le retour à la note n° 8 : Les Shadocks pompaient …

Vous avez  un peu l’impression que cette note tourne en boucle ? Eh bien autant vous prévenir tout de suite que ça risque fort d’être pire pour la suivante ! ! !


mardi 15 juin 2010

23. Orthophonie et … art contemporain !

 Ou l’on entre dans le vif du sujet expérimentale de l’avis même du professionnel  qui me suit, ou plutôt qui me guide, dans la mesure ou il m’a prévenu qu’on avance à tâtons, sans aucune certitude quand à la destination ! Pour l’instant, il s’agit principalement d’exagérations d’expression faciales visant à retrouver un peu de  souplesse pour tout ce qui a morflé pendant l’opération et qui est resté immobilisé dans la foulé : ça fait déjà un bon paquet de truc à remettre en branle !

Quelques sons, que je dois différencier plus nettement les uns des autres, et pour cela, travailler l’ouverture de la bouche : ça c’est bien  plus compliqué dans la mesure ou ça fait deux ans que c’est particulièrement difficile, de l’ouvrir en grand, genre bâillement à se décrocher la mâchoire…
D’ailleurs je devrais même réapprendre à bailler : ça promet d’être sympa !  Je suis preneur de littérature spécialisé, genre « Les mémoires de Céline Dion », BHL : « Dieu, Ariel et moi » ou « Métaphysique ondulatoire » de Franck Ribery,  si vous voyez ce que je veux dire, des trucs suffisamment passionnants pour être considéré comme des somnifères 100% bio quoi ! 

Chaque millimètre d’ouverture gueularde sera une petite victoire, voire une toute petite victoire pour les premiers : je pars d’un unique centimètre  de capacité d’ouverture à l’heur ou je vous typographie toutes ces étranges informations. Je m’en tiendrai là pour les détails techniques, mais je serai  très fier d’afficher mes futurs progrès au file des prochaines notes, voir même d’essayer de les brailler au téléphone pour les moins chanceux d’entre vous !

Tout cela me laisse assez peu de temps pour entretenir le reste de la tête, et ce qu’il reste de cerveau en particulier, mais j’ai particulièrement bien optimisé le week-end end dernier, au cours d’une courageuse  visite au tout nouveau centre Pompidou-Metz, qui accueil actuellement une expo intitulé « Chefs d’œuvre ? ». Après cette visite  de la 1ère moitié de l'expo,  je remplacerai déjà le point d’interrogation par un point d’exclamation : y pas tromperie sur la marchandise, on en prend vraiment plein la vue, et il y en a pour tout le monde, quelque soit l’idée qu’on de fait de l’art en général, et de l’art contemporain en particulier . . . Accompagné d’un expert parisien temporairement monté sur béquille, on a pu apprécier les pièces les plus impressionnantes des collections de Beaubourg, et quelques emprunts bien senti, qui remplissent à  la limite du bourrage, un bâtiment extraordinaire, tout à fait à la hauteur des œuvres présentés !

Il y a désormais une étape qu’il serait dommage de rater sur le trajet Paris – Entrange, et une excellente raison supplémentaire de venir en Lorraine pour tout ceux qui hésitaient encore à passer me voir dans mon bled perdu . . .


mardi 1 juin 2010

22. Trouver son rythme sans entendre sa voie !

Tout le paradoxe se trouve là : Je ne m’entends plus, et j’ai du mal à m’entendre avec moi moi-même ! Je n’entends plus ma propre voie tant que mon « second sourire » n’a pas suffisamment cicatrisé pour pouvoir m’exercer à toute sorte de  gesticulations  orthophoniques et autres grimaces facio-orthopédiques. Et j’ai bien du mal à ajuster le volume de  mes activités journalières silencieuses  à mes très amoindries capacités physiques et mentales :

  - Si on prend en compte les siestes obligatoires à ma condition convalescente, on peut considérer que j’ai un agenda de ministre à partir d’une seule visite de courtoisie au domicile parentale.

 - Mais si on se réfère à mon taux moyen d’activités sociaux culturelles sur les 20 dernières années,  alors je suis en hibernation totale depuis un bon petit moment !

D’où la difficulté de trouver un rythme adapté face à ces deux point de repères totalement opposés, et pour que ce soit encore un peu plus compliqué, l’impossibilité de s’écouter puisque momentanément muet !

 « - Trouve ton rythme en silence, petit scarabée ! » dirait le vieux sage au jeune singe que je suis,  mais j’ai toujours eut recours aux bruits, aux sons, aux mots  et  même parfois aux cris pour trouver ma voie et tracer mon chemin de vie !

Je n’ai pas vraiment le choix, si je veux retrouver un peu de ma voie d’avant et les mots bruyants que j’aime tant, je dois accorder la priorité à ma petite santé et aux horaires bien réguliers des têtes à têtes avec Moumoune, qui apprend vite  bien que très dissipé.
Pomper aussi d’impressionnantes  quantités des remèdes les plus alambiquées, dont la morphine apprivoisé qui m’épargne de méchantes douleurs dont on peut très bien se passer. J’en prends encor une dose très surveillé, juste ce qu’il faut pour changer un taureau de corrida en vache Milka !
Et pourtant ça ne suffit  pas à calmer mes envies de vie, et d’activité, de création, de voyage, de partage et  de rencontres.
Aucun médicament ne calme l’impatience, et pas de chance pour moi, c’est de ça que je souffre ici ! Seuls  les joyeux  contenues du tuyau invisibles qui nous relie m’aide à relativiser  la durée de mon exil médical, de ce bout de vie au ralentit qui me reconstruit petit à petit, sans faire de bruit … pour l’instant !


mercredi 26 mai 2010

21. Retour à la case maison, Bienvenu à Entrange !

 Après 16 longues journées d'hospitalisation, le très dévoué personnel hospitalier du C.A.V Nancy a fini par capituler, céder à mon harcèlement muet et mes borborygmes éberlués pour finalement me relâcher !

Enfin la liberté ..  .

Bon, pas encore celle de gueuler combien je suis content, ou simplement de chuchoter que je me sens beaucoup mieux, toujours pas celle de regarder là où ça me plait à la seconde où j'en ai envie, et encore moins celle de de gober le 1er truc comestible qui me passerait à porté de main . . .

Mais bon, tellement d'autres libertés que je ne peux pas toutes les citer, exception faite de celle d'aller promener mon vieux clébard adoré à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, mais surtout pas en début de matinée, bordel !
Non, rassurez vous, je ne fais pas une fixation sur le réveil au clairon, mais quand même, si je trouve le crétin qui a lancé le mythe qu'on guérit plus vite en se réveillant à 7 heures du matin, j'aurai un paquet de trucs à lui dire, en langue des signes, avec quelques gestes, et même un peu d'expression corporelle : bref, je n'aurai pas ma langue dans ma poche face à ce fâcheux abruti . . .

Mais ne nous égarons pas, je n'ai pas retrouvé ma liberté chérie et rebranché ma plume virtuelle uniquement pour me défouler lâchement sur un triste tique hospitalier qui a méchamment gâché l'hospitalité des anges blancs du CAV durant ce long passage alité !
Non de non, je m'étais promis pendant tout ce temps où j'étais impotent de longuement remercier tout ceux qui ont alimenté le 11ème tuyau qui m'a gardé en vie aussi efficacement que les 10 autres d'origines médicales : je veux bien sûr parler du tuyau invisible que vous avez rempli en continu d'amitié, de soutien, d'amour, de compassion, d'encouragements, de présences, de chaleur humaine, de sourires, de cadeaux, et  . . . de quelques poils de chiens pour ceux qui me connaissent vraiment très bien !
D'ailleurs je vous rassure, c'est le seul tuyau que je laisserai branché en continu et multi-canal : Blog-Mail-Texto-Courrier-en direct !

Pour en finir avec les histoires de tuyau, j'ai retrouvé mi-tub ( le tuyau qui me relie à la "machine à manger") comme si je ne l'avais jamais quitté, par contre, Flo, la machine à manger a pris sa retraite bien méritée ( avant 60 ans, faudrait voir à pas déconner ! ) et vient d'être remplacée par une Moumoune toute jeune, et totalement inexpérimentée, mais je ne laisserai à personne d'autre que moi l'honneur de lui apprendre le métier, d'ailleurs c'est l'heure de notre premier  essai  c'est pourquoi je dois vous quitter.


samedi 15 mai 2010

20. Juste la suite de la suite . . .

Rien de bien nouveau sous le soleil, surtout en Lorraine où il fait clairement grève !
Les 8 tuyaux restants me gonflent toujours autant, même s'ils vont commencer à jouer au 10 petits nègres demains . . .
Les 3eme et 5eme étages du C.A.V. sont aussi confortables et accueillants l'un que l'autre ; le sommeil est toujours aussi difficile à trouver la nuit et impossible à préserver dans la journée.
Je me suis enfin débarrassé du coussin péteur automatique, mais pas du réveil à 7h que je fuis par tous les moyens depuis . . . aussi longtemps que je me souvienne . . .



jeudi 13 mai 2010

19. Le p'tit frère prend la suite

 Bonjour à tous, comme prévu je prends la suite pour vous donner des nouvelles de Stef pendant son hospitalisation. L'opération s'est donc bien déroulée, Stef est encore dans une chambre de soins continus, très surveillée, et devrait rejoindre sa chambre "normale" aujourd'hui ou demain.
J'ai été lui rendre visite hier, il m'a transmis ce billet avec le sourire :

"Bon, ben ce fut moins violent que je ne me l'imaginais. Très impressionnant quand même, mais pas trash, sauf le second passage au bloc ce matin, pas très organisé et un peu speed pour ne pas décaler tout le planning de la salle d'opération.

Je vais éviter de vous détailler la douzaine de tuyaux, perfs et câbles qui me relient à . . . mon lit : je ne décrierai que celui que j'ai baptisé coussin péteur, qui a tenté de m'étrangler le bras gauche une bonne dizaine de fois cette nuit : Sans aucun succès heureusement mis à part les réveils surprenants que peuvent occasionner un brassard à prendre la tension qui se déclenche automatiquement toutes les heures. . ."

Merci à tous, Julien.


lundi 3 mai 2010

18. Le jolie mois de mois de mai . . .

Celui de 2009 marquait mon retour à la Villette pour un mi-temps thérapeutique plein d'espoir, celui de 2010 signe un nouveau départ . . . de la Villette vers l'inconnu médical absolue !
Elle s'était bien caché ma petite saleté, mais elle revenu, et c'est  pas pour négocier. Comme n'importe quel alien qu'on aurait pas complètement blasté, elle est particulièrement énervé !

Le prochain épisode va rapidement bousculer ce gentil petit blog en territoire de l'étrange, de l'expérience physiologique improbable, autant prévenir tout le monde .

Que les âmes sensible s'arrêtent ici dans leur lecture : dans les postes suivant il sera question de glossectomie totale.
J'éviterai soigneusement les photos, promis, et je vous conseil d'en faire autant si vous avez demandé à Google de lever un (très) méchant doute sur le sens de cette expression menaçante, d'ailleurs à propos de photo et de promesse, je vous en dois encore une, un sourire, même si c'est pas franchement de saison sur ma tronche en ces  heures d'inquiétude . . .