mercredi 26 mai 2010

21. Retour à la case maison, Bienvenu à Entrange !

 Après 16 longues journées d'hospitalisation, le très dévoué personnel hospitalier du C.A.V Nancy a fini par capituler, céder à mon harcèlement muet et mes borborygmes éberlués pour finalement me relâcher !

Enfin la liberté ..  .

Bon, pas encore celle de gueuler combien je suis content, ou simplement de chuchoter que je me sens beaucoup mieux, toujours pas celle de regarder là où ça me plait à la seconde où j'en ai envie, et encore moins celle de de gober le 1er truc comestible qui me passerait à porté de main . . .

Mais bon, tellement d'autres libertés que je ne peux pas toutes les citer, exception faite de celle d'aller promener mon vieux clébard adoré à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, mais surtout pas en début de matinée, bordel !
Non, rassurez vous, je ne fais pas une fixation sur le réveil au clairon, mais quand même, si je trouve le crétin qui a lancé le mythe qu'on guérit plus vite en se réveillant à 7 heures du matin, j'aurai un paquet de trucs à lui dire, en langue des signes, avec quelques gestes, et même un peu d'expression corporelle : bref, je n'aurai pas ma langue dans ma poche face à ce fâcheux abruti . . .

Mais ne nous égarons pas, je n'ai pas retrouvé ma liberté chérie et rebranché ma plume virtuelle uniquement pour me défouler lâchement sur un triste tique hospitalier qui a méchamment gâché l'hospitalité des anges blancs du CAV durant ce long passage alité !
Non de non, je m'étais promis pendant tout ce temps où j'étais impotent de longuement remercier tout ceux qui ont alimenté le 11ème tuyau qui m'a gardé en vie aussi efficacement que les 10 autres d'origines médicales : je veux bien sûr parler du tuyau invisible que vous avez rempli en continu d'amitié, de soutien, d'amour, de compassion, d'encouragements, de présences, de chaleur humaine, de sourires, de cadeaux, et  . . . de quelques poils de chiens pour ceux qui me connaissent vraiment très bien !
D'ailleurs je vous rassure, c'est le seul tuyau que je laisserai branché en continu et multi-canal : Blog-Mail-Texto-Courrier-en direct !

Pour en finir avec les histoires de tuyau, j'ai retrouvé mi-tub ( le tuyau qui me relie à la "machine à manger") comme si je ne l'avais jamais quitté, par contre, Flo, la machine à manger a pris sa retraite bien méritée ( avant 60 ans, faudrait voir à pas déconner ! ) et vient d'être remplacée par une Moumoune toute jeune, et totalement inexpérimentée, mais je ne laisserai à personne d'autre que moi l'honneur de lui apprendre le métier, d'ailleurs c'est l'heure de notre premier  essai  c'est pourquoi je dois vous quitter.


samedi 15 mai 2010

20. Juste la suite de la suite . . .

Rien de bien nouveau sous le soleil, surtout en Lorraine où il fait clairement grève !
Les 8 tuyaux restants me gonflent toujours autant, même s'ils vont commencer à jouer au 10 petits nègres demains . . .
Les 3eme et 5eme étages du C.A.V. sont aussi confortables et accueillants l'un que l'autre ; le sommeil est toujours aussi difficile à trouver la nuit et impossible à préserver dans la journée.
Je me suis enfin débarrassé du coussin péteur automatique, mais pas du réveil à 7h que je fuis par tous les moyens depuis . . . aussi longtemps que je me souvienne . . .



jeudi 13 mai 2010

19. Le p'tit frère prend la suite

 Bonjour à tous, comme prévu je prends la suite pour vous donner des nouvelles de Stef pendant son hospitalisation. L'opération s'est donc bien déroulée, Stef est encore dans une chambre de soins continus, très surveillée, et devrait rejoindre sa chambre "normale" aujourd'hui ou demain.
J'ai été lui rendre visite hier, il m'a transmis ce billet avec le sourire :

"Bon, ben ce fut moins violent que je ne me l'imaginais. Très impressionnant quand même, mais pas trash, sauf le second passage au bloc ce matin, pas très organisé et un peu speed pour ne pas décaler tout le planning de la salle d'opération.

Je vais éviter de vous détailler la douzaine de tuyaux, perfs et câbles qui me relient à . . . mon lit : je ne décrierai que celui que j'ai baptisé coussin péteur, qui a tenté de m'étrangler le bras gauche une bonne dizaine de fois cette nuit : Sans aucun succès heureusement mis à part les réveils surprenants que peuvent occasionner un brassard à prendre la tension qui se déclenche automatiquement toutes les heures. . ."

Merci à tous, Julien.


lundi 3 mai 2010

18. Le jolie mois de mois de mai . . .

Celui de 2009 marquait mon retour à la Villette pour un mi-temps thérapeutique plein d'espoir, celui de 2010 signe un nouveau départ . . . de la Villette vers l'inconnu médical absolue !
Elle s'était bien caché ma petite saleté, mais elle revenu, et c'est  pas pour négocier. Comme n'importe quel alien qu'on aurait pas complètement blasté, elle est particulièrement énervé !

Le prochain épisode va rapidement bousculer ce gentil petit blog en territoire de l'étrange, de l'expérience physiologique improbable, autant prévenir tout le monde .

Que les âmes sensible s'arrêtent ici dans leur lecture : dans les postes suivant il sera question de glossectomie totale.
J'éviterai soigneusement les photos, promis, et je vous conseil d'en faire autant si vous avez demandé à Google de lever un (très) méchant doute sur le sens de cette expression menaçante, d'ailleurs à propos de photo et de promesse, je vous en dois encore une, un sourire, même si c'est pas franchement de saison sur ma tronche en ces  heures d'inquiétude . . .