mercredi 28 juillet 2010

25 . Comme un air de déjà vu . . .

 - " Alors comme tout s'est bien passé, la suite ce sera 6 semaines de rayons avec chimio ! "

- " Euh non docteur, vous avez du vous tromper de page dans mon dossier, ça c'était en 2008 !"

- " Non non, on remet ça ! "

- "  Ah ! Ben super la surprise du chef . . . "

Si j'avais su j'aurai pas v'nu bordel ! Rien de tel pour vous plomber un été que ce joyeux programme, aussi préventif soit-il !
Bon, d'après les blouses blanches, ce sera un peu plus zen que le 1er passage, avec une grosse semaine de repos après chaque petite semaine de traitement ! Les rayons seront ciblées sur un point plus précis de ma mâchoire, et avec ça, un nouveau produit de chimio qui ne génère quasiment pas de nausées, diffusé par une petite pompe portative genre walkman des années 80's pour me l'emmener chez moi dans ma maison, au lieu de rester coincé tout un week end à l'hosto, sauf pour le premier contact, pour être sur que le courant passe  bien . . .

C'est Moumoune qui va être jalouse, si elle survit jusque là, parce qu'elle a réussit à venir tout au bout de ma patience, et que j'en suis venu aux mains pour lui expliquer qu’on  joue pas avec la nourriture, et surtout pas avec la mienne en ce moment ! Y a peu de chance qu'elle passe l'été au rythme ou volent les baffes, parce que vue ce qui m'attend dans les mois à venir, je peux pas me permettre de rater un repas ou de ne pas finir mon "assiette" pour  des raisons bêtement techniques !

En tous cas je vais avoir l'air malin aux heures de déjeuner avec mes 2 machines infernales qui me pompent des trucs tout simplement innommables environ 4 heures par jours !
Et la p'tite nouvelle, je vais carrément devoir me la trainer jusqu'au plumard, toute la nuit !
Elle a pas intérêt à ronfler parce que sur le sommeil, j'ai aussi peu d'humour et de patience que sur la bouffe : on n’embête pas un ours quand il essaye d'hiberner, c'est très risqué, même pour une machine ! De toute façon, elle va vite comprendre comment je m'occupe de l'électronique de précision qui déconne en voyant le tronche de Moumoune, ou ce qu’il en reste . . .

Tout cela manque un peu de poésie, et de nouveauté, je vous l'accorde, mais j'avais prévenu au poste précédent : mes embrouilles tournent un peu en boucle en ce moment ! Le morale est pourtant moins mauvais qu'il n'y parait, mais la limitation de mon expression orale et l'énorme prolongation qu'induisent les joyeusetés ci dessus commencent à me taper un tout petit peu sur les nerfs . . .
Ne vous inquiétez pas, la médecine moderne trouveras aussi une solution pour ça, ne serait-ce qu’une très sympathique  psy pour commencer, et d’autres dérivées de morphine si ça ne suffit pas : on n’est plus à ça près !


lundi 12 juillet 2010

24 . Morphine et poils de chien !

 C’est fou ce qu’on peu faire passer dans un tuyau d’alimentation, rassurez vous, contrairement à ce que pourrait suggérer le titre, la débordante fourrure de Pin-pin n’y est pas encore passé, mais je ne le dois qu’a une extrême vigilance en ces temps de grandes chaleurs ou il essaie de s’en débarrasser par toutes les ruses possibles … A sa place on ferait pareil, et au bout de 13 ans de pratique, j’esquive assez facilement, contrairement aux visiteurs attendri par le vieux compagnon qui veille imperturbablement sur son maitre convalescent : ils repartent systématiquement « capilo-tagué »  d’une bonne touffe sur le moindre bout de fringue qui soit passé à hauteur de chien durant leur passage chez les vouillaume ! Désolé ; ° )

Mais ne nous égarons pas, et revenons en à Me-tub, ma  « bouche de secoure » dont il est question au commencement de cette note : elle expérimente actuellement un large panel de jus de fruits et autres boissons rafraîchissantes pour faire face aux températures subtropicales qui frappent actuellement la lorraine, habituellement peu exposée à ce genre de phénomènes  météo.

Si je me permet de citer à nouveau cette mini canicule qui n’aura évidement échappé à aucun résident métropolitain, c’est qu’elle est particulièrement éprouvante pour ma carcasse imbibé de la morphine qui constitue l’autre moitié du titre, car  l’un des effets secondaires de ce sympathique antidouleur est une surabondance de sueur en cas d’effort, et bien sur de chaleur … 
Inutile de détailler le dégoulinant résultat , si ce n’est de compléter le tableau de mon désastre actuel par le bandage autour du coup qui protège la cicatrice de l’opération ! Je n’ai jamais été un grand fan des grosses chaleurs, mais là, j’approche dangereusement du sentiment de haine face à l’été, alors que la plupart de mes concitoyens l’attendent avec impatience pendant 6 ou 8 mois selon les régions .

Avec un peu de poids à perdre, je trouverai un peu de réconfort à cet infâme inconfort, mais c’est exactement tout le contraire : je cours toujours  après les kilos égarés au cours de mon chaotique parcours médical, d’où les expérimentations tubulo-gustative à double objectif : me rafraichir et maintenir un poids à peu près potable pour me préparer à la suite des évènements . Le résultat pratique de cette suractivité de régulation thermo-nutritive  c’est  le retour à la note n° 8 : Les Shadocks pompaient …

Vous avez  un peu l’impression que cette note tourne en boucle ? Eh bien autant vous prévenir tout de suite que ça risque fort d’être pire pour la suivante ! ! !