Ou l’on entre dans le vif du sujet expérimentale de l’avis même du professionnel qui me suit, ou plutôt qui me guide, dans la mesure ou il m’a prévenu qu’on avance à tâtons, sans aucune certitude quand à la destination ! Pour l’instant, il s’agit principalement d’exagérations d’expression faciales visant à retrouver un peu de souplesse pour tout ce qui a morflé pendant l’opération et qui est resté immobilisé dans la foulé : ça fait déjà un bon paquet de truc à remettre en branle !
Quelques sons, que je dois différencier plus nettement les uns des autres, et pour cela, travailler l’ouverture de la bouche : ça c’est bien plus compliqué dans la mesure ou ça fait deux ans que c’est particulièrement difficile, de l’ouvrir en grand, genre bâillement à se décrocher la mâchoire…
D’ailleurs je devrais même réapprendre à bailler : ça promet d’être sympa ! Je suis preneur de littérature spécialisé, genre « Les mémoires de Céline Dion », BHL : « Dieu, Ariel et moi » ou « Métaphysique ondulatoire » de Franck Ribery, si vous voyez ce que je veux dire, des trucs suffisamment passionnants pour être considéré comme des somnifères 100% bio quoi !
Chaque millimètre d’ouverture gueularde sera une petite victoire, voire une toute petite victoire pour les premiers : je pars d’un unique centimètre de capacité d’ouverture à l’heur ou je vous typographie toutes ces étranges informations. Je m’en tiendrai là pour les détails techniques, mais je serai très fier d’afficher mes futurs progrès au file des prochaines notes, voir même d’essayer de les brailler au téléphone pour les moins chanceux d’entre vous !
Tout cela me laisse assez peu de temps pour entretenir le reste de la tête, et ce qu’il reste de cerveau en particulier, mais j’ai particulièrement bien optimisé le week-end end dernier, au cours d’une courageuse visite au tout nouveau centre Pompidou-Metz, qui accueil actuellement une expo intitulé « Chefs d’œuvre ? ». Après cette visite de la 1ère moitié de l'expo, je remplacerai déjà le point d’interrogation par un point d’exclamation : y pas tromperie sur la marchandise, on en prend vraiment plein la vue, et il y en a pour tout le monde, quelque soit l’idée qu’on de fait de l’art en général, et de l’art contemporain en particulier . . . Accompagné d’un expert parisien temporairement monté sur béquille, on a pu apprécier les pièces les plus impressionnantes des collections de Beaubourg, et quelques emprunts bien senti, qui remplissent à la limite du bourrage, un bâtiment extraordinaire, tout à fait à la hauteur des œuvres présentés !
Il y a désormais une étape qu’il serait dommage de rater sur le trajet Paris – Entrange, et une excellente raison supplémentaire de venir en Lorraine pour tout ceux qui hésitaient encore à passer me voir dans mon bled perdu . . .