J'ai fini par trouver une utilité à ce compte Insta' que j'ai du créer pour le boulot, histoire de m'auto-former à ce réseau plus sociopathe que sociale ; ce sera un INSTAGRPH pour partager toutes mes photos de street art !
- Et on fait quoi après avoir donné sa langue au chat ?
- On blog pour prouver qu'on parle encore une langue
pas si morte que ça . . .
vendredi 7 juillet 2023
58 . INSTAGRAPH !?!
dimanche 10 janvier 2021
57 . C'est ma tournée de grands mercis . . .
Voilà une petite présentation pour les retardataires !
Et des réponses pour ceux qui ont des questions ?
Et maintenant, accrochez vous, ça être un peu long ! Alors on ne traîne pas, je commence direct par tous ceux a qui je dois un GRAND MERCI "totalement fonctionnel" : ceux sans qui rien de tout cela n'aurait été possible ! On démarre en toute logique, avec les équipes médicales :
D'abord celle de l'Institut de cancérologie de Nancy-Lorraine autour du Pr. Gilles Dolivet et des Dr. Sophie Cortese et Dr Romina Mastronicola : ils m'ont suivi de près depuis le début, et finalement, délivré de ma tumeur, rien que ça . . . Il y a aussi Frédérique Ballet qui a courageusement complété le travail de cette équipe en qualité de diététicien à domicile : une ressource précieuse dans un domaine crucial pour le gourmand que je suis !
C'est à la même période que j'ai débuté un long travail orthophonique de fond avec Jean Marc Kremer à Thionville. On a bouclé symboliquement cette chouette histoire en apothéose au congrès des orthophonistes à Strasbourg en 2017, quelques mois avant qu'il ne prenne une retraite bien méritée ! "Maitre Kremer" a profité de mon retour à Paris pour refiler le bébé à Frédéric Martin, qui m'a permis, entre autre, de rencontrer Didier Cros ! "Fantastique Frédéric" qui me suit toujours, m'a également aiguillé vers les extraordinaires mains d'une autre Frédérique : Frédérique Bigot, kiné spécialisée tête et cou et co-auteure d'une chouette étude technique. Elle a délicatement repris le travail courageusement initié par David Miranda - team Lorraine, qui s'est tapé le gros-œuvre (no commentch') avant et après le passage au centre Rocheplane, près de Grenoble. Profitons-en pour remercier aussi toute l'équipe de Rocheplane et Anna Maria en particulier, encore une kiné mais avec une spécialité d'ergothérapeute !
On en n’a pas tout à fait fini avec le monde médical, puisqu'il a encore eu de sacrées étapes à Amiens, aux bons soins des Pr. Sylvie Testelin et Pr. Bernard Devauchelle : Deux pures merveilles du monde médical avec une équipe en or massif - pas d'autre commentaire possible !
Et je n'oublie pas non plus que le tout premier diagnostic a été fait à Paris, à la Pitié Salpêtrière, avec l'équipe des Dr. Agnès Guerre et Dr. Phillipe Lang : l'association de ces deux derniers patronymes annonçait bien la couleur de tout ce qui allait suivre . . . Dernière dédicace en blouse blanche pour les Dr. Jean Marc Hilt - team Lorraine, et Dr. Eva Beau - team Panam, qui ont été et sont les généralistes qui essayent encore de me suivre et d'y comprendre quelque chose dans l'énorme foutoir de mon dossier médical !
Eloignons-nous un peu de ce petit monde très professionnel pour remercier aussi tous ceux qui ont assuré l'indispensable support humain au quotidien de tout ce long parcours médical, avec la team Entrange++ en première ligne ! Mes parents, donc, et mes frères, ainsi que leur petites familles respectives : ils m'ont nourri, soutenu, et supporté dans les pires moments, comme dans les meilleurs, et beaucoup trimballé aussi. Pour tout ça, je leur dois un immense merci ! Comme à tout le reste de ma grande famille d'ailleurs, et à la team Coupe-Feu en particulier . . .
Voilà, je disais plus haut " totalement fonctionnel " parce que c'est grâce à toutes ces merveilleuses personnes que j'ai été physiquement capable de me pointer au premier rendez vous avec Didier un jour de mai 2017 dans une brasserie de Belleville en bas de chez moi, et de pouvoir lui parler pour répondre à ses questions !
Au moment où je perds ma langue en 2010, je n'aurai même pas imaginé que ce soit possible sept ans plus tard . . . Et pourtant, c'est bien arrivé : il y a maintenant une vidéo de 66 min qui le prouve et pas mal de témoins hyper fiables pour en attester !
Mais pour être à Paris et accepter le défi qu'on me proposait, j'ai aussi eu besoin de pouvoir compter sur la deuxième ligne des proches potes parisiens. Ils m'ont accueilli, hébergé, soutenu, et encouragé, d'abord à poursuivre ce blog sur plus de dix ans, et puis à retrouver mon autonomie et de nouvelles marques, dans la capitale . Et ça non plus ce n'était pas gagné d'avance à une période où je pouvais à peine parler. Spéciale dédicace à ceux qui sont venus se perdre au fin fond de la Moselle avant que je sois en mesure de revenir à Panam régulièrement . . .
A cette deuxième ligne de parigots, je dois aussi associer toute la team La Villette, pour les deux retours en douceur : le premier n'a duré qu'une année, mais il m'a surtout assuré qu'un deuxième serait possible quand ça irait mieux ! Et le mi-temps de travailleur en situation de handicap que je tiens à la cité-jardin du parc depuis un bon moment me va royalement bien : merci patron !
C'est grâce à tout ce petit monde-là que je me suis senti légitime de dire oui et d'aller au bout du truc avec l'équipe de Zadig Production. Avec mes petites conditions en tête quand même : la première, c'était le sous-titrage . Y a pas eu à négocier, c'est passé nickel comme vous avez pu le lire . La seconde, je n'ai même pas eu à l'évoquer, ça c'est la classe : je ne voulais pas y voir de photo du "moi d'avant" . Sur ce blog, ça ne me dérange pas . . .
En fait, on en arrive tout juste aux remerciements directement liés au film : vous êtes encore là ?
Il faut forcement commencer par en remettre une couche à Félicie et Didier ( plus la peine de détailler pour les habitués ?!) Et enchainer direct avec toute la team France 2 et l'unité Infrarouge en particulier : ils ont cru au film avant que la première image n'en soit tournée, donc bien avant moi, pour être tout à fait honnête . . . Je me sens un peu obligé de relayer quand même un micro bémol sur l'heure tardive de la première diffusion tellement ça m'est remonté de tous les cotés, mais c'est pas bien grave avec le replay dispo deux mois : ça nous laisse du temps pour participer à l'effort de diffusion !
Merci à la team Auvio de la RTBF qui nous l'a mis en replay, quelques mois plus tôt, en lien avec le très prestigieux prix ( si si !) qui nous a été remis à l'Extraordinary Festival de Namur : celui du public !
Donc merci aussi à la géniale team Teff de Luc Bolan, d'avoir ouvert la saison de la récolte des prix : elle a plutôt bien donné avec 5 autres trophées dans la foulée ! Pour les remerciements spécifiques des trente autres festivals qui nous ont programmés, je propose qu'on se garde ça pour une autre fois ?!
Juste une petite dédicace à l'équipe de Dock Fest de Munich qui a été adorable pour mon tout premier festoch ciné. Et un petit merci discret à l'une des patronnes d'Arte Strasbourg, ( Didier ne manquera pas de nous rappeler son nom dans les commentaires ) que j'ai rencontrée à Munich et qui m'a chaleureusement encouragé à aller présenter le film dans d'autres festivals : Mission accomplie en solo à Rain-Dance-London et à Lyon, en compagnie de Jenny, mais surtout avec toute la dream-team à Namur - On m'a rarement donné meilleur conseil . . .
On atterrit au pied de l'escalier rouge du début du film pour remercier le studio Harcourt qui nous a royalement bien accueillis : c'était un défi courageux de leur part et de la part de leurs photographes qui ont parfaitement joué le rôle clef qui leur revenait dans ce projet. La magnifique qualité visuelle de ce film doit aussi énormément à une excellente équipe technique, avec une spéciale dédicace aux techniciens du son, à qui je dois une chouette flopée de " - Mais t'avais pas besoin des sous titres ?! " . Merci à Olivier Depardon pour l'ambiance musicale : je lui dois de préciser qu'il n'a jamais joué avec Virago : c'est un homonyme qui s'en est chargé, mais ça n'enlève rien à son talent, au contraire, ma petite erreur nous a permis de faire connaissance un peu plus rapidement à Londres !
Je vais esquiver de remercier un par un tous ceux qui ont publié une chouette critique avant la diffusion et qui ont activement participé à la promo télé - radio - réseaux : on va récupérer d'ici peu une belle revue de média qui compile tout ça, je verrai ce que je peux en faire plus tard, ok ?!
On vient de passer le générique de fin, et le compteur Médiamétrie annonce 580 000 téléspectateurs pour la diffusion de mardi soir . Eh bien, un grand merci à eux d'avoir été aussi nombreux à veiller un peu tard pour nous voir et nous écouter ! Et merci aussi à ceux qui l'on déjà vu en replay, ou qui sont venus le voir dans les festivals . . .
Ouais, je sais, ça commence à faire beaucoup de monde et un post en forme d'anaphore qui n'en finit pas. Mais c'est pourtant presque la fin, rassurez-vous. Je vais boucler l'affaire en beauté avec une dernière citation de la dream-team au grand complet : Merci Patricia, merci Gaëlle, merci Jenny, merci Guilhem, pour la générosité et l'authenticité de vos témoignages, merci Félicie Roblin, notre bienveillante productrice, et bien sur, merci à Didier Cros, notre magicien de l'image.. . .
mardi 5 janvier 2021
56 . Cette fois c'est la bonne !
Et que d’aventures tout autour de ce documentaire atypique, quel buzz à l'approche de son imminente diffusion !?! Ah ça fait un joyeux choc de tomber sur la voix de Jenny ce matin, échappée du poste de radio, entre la douche et le café, juste avant de partir au boulot ! Et de s'en remettre une couche en arrivant au bureau, à la Villette pour y découvrir les mails des collègues qui m'ont repéré dans la bande annonce France 2, ou sur les programmes télé . . .
Ce mardi 5 janvier 2021 ne sera définitivement pas une journée comme les autres : les mesures barrière devront s'y faire, ce soir, nous on tombe le masque !
Évidemment, depuis qu'ils sont obligatoires, ces petits bouts de rien du tout qu'on se colle sur le pif et la bouche ont aussi un peu changé nos vies, en nous rendant quelques gouttes de discrétion, en gommant plus ou moins légèrement notre handicap social dans l'espace publique . Pour ce qui est de l'espace privé, rien n'a réellement changé, visuellement parlant . . .
Ce qui a changé pour moi, c'est que la parole s'est un peu libérée dans mon entourage, qu'on a maintenant un peu plus de recul pour évoquer tout ça, avec mes proches qui ont déjà vu le film, ou avec les collègues qui ne peuvent pas échapper à l'énorme affiche qui s'impose aux murs de mon bureau .
Peu de surprises dans ce qu'on ose enfin me dire, mais beaucoup de petites clefs qui expliquent des silences, des distances, ou des attitudes qui ont pu me surprendre, m'intriguer : il n'y a pas que mon masque qui a fini par tomber ! Ce sont aussi les regards qui ont fini par changer, s'habituer, et s'adoucir : les vôtres, beaucoup, les nôtres un peu aussi !
Après trente sélections dans des festivals à travers le monde entier, et avec six prix engrangés, ce projet délirant est plus qu'un "simple succès" : c'est un virus bienveillant qui n'a pas fini de se propager . . .
RDV ce soir sur France 2 vers 23 h 15 et pourquoi pas, dans la foulée, sur le petit module qui permet d'ajouter vos commentaires sur cet improbable blog ?!
Pour les couche-tôt, il parait que le replay est déjà en ligne : je vous posterai le lien demain midi, comme promis dans un lointain poste précédent, il y a bien longtemps . .
vendredi 21 août 2020
55 . En explorant la planète Suisse . . .
J'y était encore hier matin, et depuis mon petit chez moi bellevillois, aujourd'hui j'ai du mal à croire que cet endroit extraordinaire se trouve seulement à quatre heure de TGV de Paris ! Mais par ou commencer pour vous expliquer à quel point tout y est différent et délicieusement dépaysant ?!
Plan large sur le décor : où que vous soyez, dès que vous levez un peu le nez, y a comme une immense carte postale en arrière plan ! Des montagnes principalement, du genre bien hautes, souvent avec un petit chapeau de neige, ou alors des lacs, bordées de hautes montagnes . . . Vous voyez le genre ?!
C'est le paradis des photographes débutants : pour rater ses photos de paysage, il faut se forcer un peu ! Bah, du coup, je vous prépare une petite galerie photo, ça faisait longtemps, surtout de sublimes paysages de montagne : ce blog n'en a pas vu passer depuis Grenoble je crois . . .
Zoomons un peu sur les espaces urbains de ce micro continent planqué sur les hauteurs des alpes . Ce n'était pas la première fois que j'y vennai, alors j'avais gardé quelques images en tête d'un passage éclaire au festival de Montreux, sur les bords du Léman. Des villes à taille humaine, d'une propreté légendaire, des villages très fleuris, bordés de grappes de chalets sur les hauteurs environnantes. Et des trains ! Plein, partout, et eux aussi, comparé au réseau français, sont d'une propreté impeccable, mais qui se paye un peu quand même ! Je crois qu'au prix du kilomètre, ce sont probablement les trains les plus chères que j'ai pu prendre, et pourtant, le rapport qualité prix est encore largement au bénéfice des voyageurs !! En Suisse, comme ailleurs, on a rien sans rien, et si le coût de la vie est globalement un peu plus chère que chez les voisins, la qualité de vie y est très largement supérieur ! Des priorités écologiques qui ne datent pas d'hier et qui sont déjà très bien installé dans toute la population - une très chouette pratique du civisme et de savoir-vivre-ensemble au quotidien, la recette du bonheur helvète à beaucoup d'ingrédients qui manquent cruellement par chez nous . . .
On poursuit forcement avec un gros plans sur ces Suisses qui peuplent si paisiblement cette radieuse faille spatio-temporelle. En répondant à l'invitation de Jenny à venir la retrouver dans ses montagnes chéries, je savais déjà que je ne découvrirai pas seulement le décor et quelques coutumes locales folkloriques : j'y allais pour voir fonctionner au quotidien un chouette état d'esprit, dans un environnement bien particulier ! Et dans ce domaine, je n'ai pas été déçu, que ce soit de la bienveillance générale, de l'hospitalité familiale, ou de l'ouverture d'esprit : en Suisse on est jamais loin des sommets !
J'ai aussi retrouvé Flo "20 000 volt" accompagnée d'Atom, qui arrivaient de Besançon. Je les ai rencontré l'hiver dernier à Lyon pour le FIFH, déjà grâce à Jenny : elles partagent toutes les deux, leurs expériences du quotidien de grandes brûlées "en reconstruction", principalement via un truc qu'elles appellent Am-stram-gram, ou quelque chose d'approchant ?!? Plus sérieusement, elle font un impressionnant boulot de fourmis essentiel à l'acceptation des différences physiques au travers de leurs comptes respectifs ( Jenny_Artiste & 20.000.volt ) qui sont suivi par des milliers followers plus ou moins directement concerné par le sujet. Très grand merci pour ça aussi les filles : ma très modeste contribution pendant vos shootings me parait bien maigre comparé à toute l'énergie positive que vous diffusez toutes les deux à travers les réseaux . . . Surtout ne lâchez rien, votre travail dans ce domaine à une valeur inestimable : vous sauvez des "vies sociales" avec la même efficacité que les pompiers qui vous ont toutes les deux ramené sur la route de la vie !
Un petit focus sur le point culminant de ce (trop) court séjour : le barrage d'Emosson, à 1930 mètre d'altitude et intégralement accessible en train, mais avec deux funiculaires pour éviter d'y passer la journée rien qu'à monter ! Une fois arrivé en haut, en moins d'une heure, c'est un panorama absolument fabuleux qui vous attend . . . La vue durant le trajet n'est qu'un échauffement pour les yeux, tant le regard porte loin depuis le barrage et les "petites collines" qui bordent le lac : chacune d'entre elles permet de découvrir une autre vallée toute entière dont celle du Mont blanc, et celle du glacier du Trient.
A titre personnel, ce barrage d'Emosson a libéré en moi beaucoup d'emotions, à commencer par les premières bouffées d'air des montagnes qui vous tourne un peu la tête aux premiers pas hors du second funiculaire. Et puis, très vite la ré-ouverture complète du champs visuel, qui peu porter sur plusieurs dizaines de kilomètres par beau temps. Mais rien de comparable avec le sentiment de se sentir tout petit et bien fragile face à toutes ces majestueuses masses de pierre et de glace. Le sentiment, partagé avec les filles (et probablement Atom aussi) sur l'aspect extraordinaires de notre présence à cet endroit là, après nos parcours respectifs et tous les combats qu'on a du mener pour être capable de venir ici juste "pour le plaisir" !!!
Fondu-enchaîné sur le port de Lausanne à la tombée de la nuit, sous un ciel de feu quelques instants avant l'arrivée des premières étoiles . . . Y à une vilaine rumeur qui dit qu'il n'y a pas la mer en Suisse : c'est complètement faux, c'est juste qu'elle ne fait pas de vague pour s'adapter au tempérament du pays ! A cette heure là, l'eau du Léman est moins froide qu'on ne pourrait l’imaginer et la petite baignade au moment de l'apéro semble être une tradition bien installée ! Encore un pure moment de bonheur après une chaude journée à la découverte des abords du Chateau d'Ouchy . . . L'un des derniers "instants suspendus" ou l'on voudrait que même les infaillibles horloges helvètes s’arrêtent quelques minutes pour repousser le retour sur Paris le lendemain ! J'y suis arrivé la tête encore dans les nuages, et déjà tiraillé par l'envie de revenir voir tout ça saupoudré d'un peu de neige la prochaine fois, et peut être armé d'une paire de ski ?
Je me rend bien compte que je n'ai vu qu'un tout petit bout de cette géniale confédération de doux-dingues, mais je crois que mon exploration est loin d'être terminé : il parait qu'il y a un coin ou tout le monde parle allemand encore plus mal que moi ?!
A bientôt la Suisse . . .
jeudi 19 mars 2020
54 . C'est fou tout ce qui peut arriver en un seul mois . . .
On est revenu de Lyon avec la petite Sirène sous le bras et la date de diffusion télé est enfin tombé : le mardi 24 mars. Dans la foulée, l'avant première parisienne s'est calé le 10 mars au Max Linder, un très beau (et très grand) cinéma pas loin du Rex.
Alors pas trop le temps, à ce moment là, de se poser pour raconter la fin de Lyon, qui aura vraiment été un très chouette week-end . . . Une mini liste d'invité super VIP à contacter pour le 10 et annoncer à tous ceux à qui j'en ai parlé la toute prochaine diff' télé. Tout ça en ayant repris le boulot à la Villette et la piscine, bien sur ! Mais ça c'était avant qu'on commence à parler d'un certain virus . . .
On l'a vu arriver de loin le bestiau, il a bien failli nous faire annuler notre grande soirée parisienne à la dernière minute : les évènements de plus de 1000 personnes étaient déjà tous annulés, et notre salle comptait plus de 400 places. Gros flippe quand même ! On ne se faisait déjà plus la bise, et si quelqu'un toussait, y avait comme un léger blanc avant que tout le monde s'en éloigne discrètement . Mais on sortait encore, on avait toujours le droit et y a eut un paquet de courageux pour venir voire La Disgrâce, apparemment pas déçu d'avoir fait le déplacement. . . Avec les 5 fantastiques et Didier, on a même trouvé un magnifique resto encor ouvert à minuit moins le quart juste à côté : l'excellent Bouillon Chartier ( plus parisien que ça, y a pas !) On a fait la fermeture en discutant un peu avec les serveurs adorables, qui commençaient déjà à voir les clients se raréfier . . .
Le lendemain, ça parlait partout de fermeture des lieux publics et des premières infos catastrophiques qui remontaient d'Italie. Ma dernière pointe de témérité aura été pour un ciné plus modeste et la projection d'une belle poignée de court métrages sélectionnés par Jôm pour accompagner celui qu'il présente en tant que réal-scénariste-producteur-diffuseur (rien que ça !?!) : un génial plongeon "Dans le bain d'Hector" appelé à devenir un chouette long métrage, pourvu qu'une équipe de prod' sympa s'y intéresse . . . J'ai croisé d'étranges files de futur votants flippé au retour et je ne comprend toujours pourquoi ça n'a pas été annulé, ça ?! Je ne vais pas commencer à parler politique sur ce blog, ça partirait trop vite en sucette, mais franchement, la boite à baffe est pleine là Manu !
Et avec tout ce bordel, on a pas encore d'horaire précis pour la diffusion de mardi, parce qu'une grosse émission genre direct en public, a été déprogrammé en première partie de soirée. Du coup on devrait passer moins tard, vu que ce sera probablement remplacé par un film. Bon, c'est toujours en deuxième partie de soirée, dans l'émission Infrarouge, mais plus à l'heure des films d'horreure ( 23h40 au départ !? ) Rassurez vous, le lien Replay devrait être disponible pour un mois et je publierai sur ce blog dès que France 2 l'aura mis en ligne.
Dans une situation aussi démentiel, absolument plus rien à craindre autour des gens qui me reconnaitrait dans la rue ou dans le métro suite à la diffusion téle : y a plus de gens, plus de rue, plus de metro ! Je vais pas faire le mec qui se réjouit d'un truc aussi pourri, mais chuis pas le plus malheureux non plus . . Je peux enfin laisser pleinement s'exprimer l'introverti que je suis, ( si si, je vous jure !) et que j'ai souvent dû bousculer un peu ces derniers temps, pour aller faire le clown sur les "tapis rouges" avec les fantastiques potes de l'équipe du film.
Me suis reposé aussi, j'ai commencé mon auto-confinement par un petit rattrapage d'hibernation avant l'arrivé du printemps avec des nuits de sept heures, qui etaient devenu rares, mais surtout complétée d'énormes siestes, taquinant les trois heures, et débordant parfois sur des horaires ou j'étais censé télé-travailler ! C'est sur-humain de réussir à bosser juste à côté d'un lit aussi confortable que le mien . . .
Je vais d'ailleurs retourner y faire un tour avant de vous raconter la suite, j'aurai encore un peu de temps libre demain, et après demain aussi, probablement !?
lundi 10 février 2020
53 . Un métro nommé "Lumière Monplaisir"
Salut Lyon, c'est chouette chez vous !
Je connais très peu Lyon et ça fait un looooooong moment que je n'étais pas venu ! J'en avais gardé une très belle impression, et en une seul journée elle s'est encore amélioré . . . Chuis là pour 5 jours : ça promet !
Bon, ça fait déjà plus de trois phrases qui n'ont rien à voir un certain film, déjà lourdement évoqué sur ce même blog alors j'ai mon quotas de " - Mais non, ça ne tourne pas à l'obsession totale !? "
Donc, je peux me lâcher et revenir paisiblement à l'unique sujet récurrent de mes 10 derniers postes : On enchaine encore un autre festival avec notre improbable documentaire sur les visages en miettes ! ! !
Pour ceux qui auraient raté des épisodes, c'est bien le FIFH qui nous amène à Lyon, Jenny et moi, et qui va (attention spoiler !) me servir de pure prétexte pour raconter une fois de plus à quel point ce documentaire est magique . . .
Et pour ceux qui ont tout suivi, mais qui ont quand même l'impression d'avoir raté un truc depuis le dernier post : la diffusion de décembre qui devait avoir lieu sur Paris, à Pompidou a finalement été reporté au mois d'avril pour cause de grève général de Noel ! La ville lumière attendra, et c'est la ville des frère Lumière qui va lui griller la priorité sur l'avant première française, mardi après midi ( à 14h, au Ciné Lumière des Terreaux, il n'est jamais trop tard pour faire un peu de promo ; ° )
Alors au départ, on s'était dit qu'on viendrait un peu en avance pour profiter du festival en simple spectateur, voir les films des collègues et éventuellement discuter avec eux après. On s'est trouvé un chouette point de chute juste à côté de l'institut Lumière, qui semblait être l'un des point de rencontre du festival . Bon, y a deux ou trois trucs à revoir coté com sur ce festoch, puisqu'il n'y a qu'une seul projection à l'institut, le lendemain de notre départ . . . Y a pas de questions réponse avec le public après les filmes non plus ! Et une seul projection le dimanche, mais on a quand même bien fait d'arriver le samedi après midi tous les deux. En effet, par un heureux hasard, un ami de très (très très) longue date passait en ville ce soir là, avec un groupe de musique sud américaine qui vaut très largement le détour : Yapunto ! Le concert a eut lieu au Périscope, qui a très vite imprimé l'ambiance sub-tropicale des rythmes latino les plus dansants qu'on puisse imaginer. Un pur moment de bonheur . . .
Jenny a profité de l'après midi pour rencontrer l'une de ses fan qui la suit sur les réseaux sociaux depuis Lyon, et depuis un bon moment apparemment. On devrait également accueillir ce soir une autre de ses 'abonnées' qui est, comme nous, membre du cercle du sourir asymétrique, gravement brûlée par un arc électrique . Elle vient de Montpellier pour voir notre film et on espère qu'il pourra l'aider un peu à reconstruir une image bien esquinté . . .
En parlant de Montpellier, dimanche on a aussi croisé mon " petit frère ", accompagné de ma (très) belle soeur et de leur gigantesque bébé, le bien nommé Clément, toujours aussi zen et souriant ! Déjeuner avec eux au très cool café Lumière, a côté de l'institut, avant qu'ils ne repartent vers Le Crès, sans avoir vu le film, projeté en semaine et en pleine après midi : c'est pas l'idéal pour ceux qui bossent !
Et en toute logique granstefesque, on finit par expliquer le titre de cette note à tous ceux qui ne connaissent pas Lyon : c'est tout simplement le nom de la station de métro qui dessert l'institut et notre fabuleux Airbnb . Mais si j'ai choisi ça en guise de titre, c'est parce qu'on s'est dit avec Jenny que l'association des deux termes résume très bien ce que ce film a changé dans nos vies, et probablement aussi dans celle des trois autres fantastiques (qui nous manquent un peu quand même !!) . En ce qui me concerne, je crois que je peux même carrément dire que me retrouver dans la Lumière n'affecte plus Monplaisir . . .
samedi 7 décembre 2019
52 . = = = = = = J - 10 = Paris nous voilà ! = = = = =
Pourtant, je retrouve un peu le petit coup de flip avant d'aller présenter le film tout seul à Londres, mais pas du tout pour les mêmes raisons . . .
Nous y allons de nouveau en équipe, même si on a pas réussi à réunir les 5 cinq fantastiques cette fois ci. On aura que les parisiens de sortie : Gaëlle, Guilhem et moi, pour soutenir Félicie, et bien sur, Didier qui va intervenir tout seul comme un grand ! Comme un pro, en fait, parce que c'est un peu un RDV de spécialistes du documentaire apparemment, et ça risque de poser des questions techniques sur la fabrication du film.
On y a invité notre fantastique orthophoniste commun, Frédéric, qui "apparaissait" déjà sur ce blog au moment du congrès de Strasbourg, en même temps que les premiers tournages du film en 2017.
Mais ce n'est pas ça non plus qui me fait un peu flipper : là ça se passe à Paris, en bas de chez moi pour ainsi dire. On va commencer à partager ça avec de parfaits inconnus qu'on re-croisera peut être plus tard, dans le quartier, dans les transports ( un jour ou y aura pas grève ! ) ou au boulot, à la Villette ?! Et il y en aura forcément un ou deux qui vont venir nous en parler, après, comme si on était plus des inconnus pour eux : je les connais mes parigots . . . Ça ne sera pas obligatoirement tous des "éplucheurs" non plus, mais il va falloir assumer, et assurer le service après vente.
De toutes façons, quoi qu'il arrive, ce sera toujours moins désagréable que le redoutable moment que traverse ces jours-ci notre Jenny chérie : la terrible phase du réveil post-op . . . Voilà l'une des premières répercussion de ce film, de cette photo-thérapie, qu'elle explique très bien à l'écran. Elle a retrouvé la force d'affronter ça à la suite du film, et je peux vous dire qu'il en faut énormément quand on sait déjà qu'on va morfler comme ça !
En un peu plus de 10 ans de blog racontant pas mal de mes aventures médicales, je vous ai à peu près épargné les détails sur ces quelques jours souvent cauchemardesques, suite au réveil de longues opérations : de ce que j'ai pu échanger (et revivre un peu ) en ligne avec Jen ces dernière heures, je ne regrette vraiment pas de vous avoir zappé ça en route !!
Pour la projection du film, après 3 festivals à l'étranger ( Munich, Londres et Namur ) ou j'ai pu voir à quel point le film est "bien reçu" à tous point de vue, je ne devrai pas avoir la moindre inquiétude pour l'accueil qui lui sera fait jeudi prochain à Beaubourg.
Sauf que le public des "institutions culturelles" parisiennes , je le connais via mon boulot, et c'est toujours un peu compliqué . . . D'ailleurs, je me suis déjà un peu retrouvé dans cette même situation, pour un travail en vidéo d'Emmanuelle Grangier, déjà présenté à Pompidou . . . il y a presque 20 ans ( Déjà ?!? ) Une participation plus modeste sur ce coup là, muette, alors que je parlais très bien à l'époque, mais surtout avec Hiram à l'écran, mon très regretté clébard ( surnommé Lapin !)
Et une bonne implication dans le tournage aussi, en ayant joué les apprentis régisseurs sur le plateau-chantier de "l'Usine" , un lieu devenu mythique pour une autre tribu à laquel j'ai fièrement appartenu, la "division créative". . .
Tout ça pour dire que j'avais trouvé l'accueil glaciale alors que nous, on était super enthousiaste à l'idée de pouvoir présenter cette oeuvre très originale dans un des temples de l'art contemporain ! Manu n'avait pas l'air très surprise, et ça ne l'a pas empêché de faire un très beau parcours et plein d'autres vidéos par la suite : " Happy End ! " malgré mon souvenir surgelé !
Pour ceux qui ne serait pas dispo sur Paris le 19 décembre, il va y avoir une autre diffusion sur grand écran pour l'avant première "officielle" en 2020. Mais on ne sait pas encore quand, et ce sera quelques semaines avant la diffusion télé. On attend aussi la date exacte de la projection à Lyon, début février, pour organiser les prochaines retrouvailles des 5 fantastiques : ce coup ci, on essaye de s'organiser tous pour pouvoir rester jusqu'à la soirée de remise des prix, non ?!
- Ben quoi, on ne sait jamais, c'est pas interdit de rêver un peu non ?!
Quoi qu'il arrive, prix ou pas prix, accueil glaciale ou torride, je ne zapperai pas de vous raconter ça dans un prochain post, surtout depuis que notre Pat'rone m'a officiellement engagé comme "petit reporter" des 5 fantastiques ! J'espère bien être à la hauteur, et pouvoir aussi lui proposer ma plume ou toute autre forme d'aide que je serai encore capable d'apporter à son projet " New Face " dont on reparlera plus en détail sur ce blog prochainement . . .
vendredi 22 novembre 2019
51 . Comme une bulle de bonheur pausé sur Namur !
The extraordinary adventur in Namur :
. . .
Je ne sais pas par ou commencer pour tenter de raconter tout ce qui a pu se passer pendant ce long week-end du 11 novembre à l'Extraordinary Festival ! Et je sais déjà que je n'ai pas les capacités d'écriture qui permettent de donner un aperçu correct de l'intensité de tout ce que j'ai pu vivre, de tout ce qu'on a vécu ensemble, avec les 5 fantastiques, les cinq témoins du film, Félicie, la productrice et Didier, le réalisateur .Mais c'est pas une raison pour ne pas essayer quand même, de partager un peu de ces moments magiques : - " Just Go ! " comme dirait Aleks, le seul double primé du festival du haut de ses 21 ans, ça promet pour la suite . . .
En théorie, ça devait être une première rencontre entre nous, les 5 fantastiques, alias Patricia, Gaëlle, Jenny, Guilhem et Mézig bien sur ! Sauf que moins d'une heure après notre premier déjeuner ensemble, ça prenait déjà la tournure de retrouvailles, avec une complicité sortie de nulle part qui a soudé la petite tribu presque immédiatement : trop content de se voir enfin tous réuni ! Et accompagné des deux "parents" de ce projet qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour que tout cela soit possible. Rien que ça, on démarrait déjà sur du lourd au niveau émotions. Mais on avait encore rien vu !?!
La première projection était déjà géniale ! D'abord parce qu'une salle pleine et remplie pour moitié de personne en situation de handicap ça vit un peu plus qu'une salle de cinéma ordinaire. Moi j'ai eu le supplément de plaisir de pouvoir partager ça en famille, pour la première fois, avec une bonne dizaine de VouilL'ambion venus des environs . . . Les questions du public après la projection c'était surtout des témoignages d'émotion et on a tous été emporté par celui de Vincent qui a vu notre film comme une méthode de "photo-thérapie" pour accepter son image. Il se déplace grâce à un dispositif proche de celui de Philippe Pozzo di Borgo qui a inspiré "Intouchable", et il a décidé d'accepter la proposition d'un photographe qui souhaite réaliser son portrait, conforté par notre film !
Bon, maintenant, c'est sur, ce film aura au moins aidé UNE personne, en plus de nous cinq, parce qu'on s'est tous dit qu'on avait été à la fois les artisans et les heureux cobayes de cette géniale expérience . . .
A partir de là, je ne suis plus très sur de toucher terre, la discussion avec les spectateurs continu au bar par petits groupes. C'est un doux bombardement de félicitations, de remerciements et d'encouragement à porter ce message le plus "loin" possible . . . Nos cinq fantastiques en sont réduit à échanger des regards rieurs et un peu halluciné à chaque fois qu'ils se croisent, plus ou moins emporté par cette énorme vague de soutien qui a chauffé l'immense foyer du Delta un bon moment.
On s'est petit à petit regroupé vers le fond tous les cinq, quand les sollicitations se sont un peu calmé, et que le foyer s'est partiellement vidé avec le début de la projection suivante. Félicie avait des obligations à Paris et nous a manifestement quitté à regrets à ce moment là. Du coup, elle n'a pas eut la chance rencontrer l'éplucheur, un fan un peu particulier devenu THE running gag du week end . . .
Pour nous, c'était forcément l'heure de l'apéro, avec débriefing et premières bières belges bien méritées. Premières vannes entre nous aussi pour maintenir l'ambiance au taquet : petit moment de grâce avant d'aller voir le one-man-show de Kriss, qui faisait aussi partie du jury.
Dîner tranquille au resto dans la foulée, dans une petite salle ou on s'est vite retrouvé entre nous, alors que dans l'autre salle, une partie du jury accompagnait Kriss après son excellent show : un immense talent ce jeune homme . . .
On est revenu à pied vers l'hôtel, pour digérer tout ça paisiblement, et remettre un peu les pieds sur terre, dans le pavé namurois - redoutable pour les élégantes en talon ! (Bisou Pat')
Les plus sages sont rapidement monté se reposer, moi j'étais encore trop electrique pour ça.
Au bar de l'hôtel j'ai retrouvé beaucoup de gens croisé un peu plus tôt au Delta : on a continuer à tchatcher tout en dégustant d'autres merveilles locale toujours bien houblonné . . .
Ma mâchoire à fini par montrer des signe de fatigue après ce véritable marathon verbal, fini en anglais, avec d'autres invités du festival.
La seconde projection a été encore plus dingue, avec une salle tout aussi pleine que la veille et tout aussi captivé par le film . Les questions, et nos réponses, ont pu être traduite en langue des signe, en direct : ça m'a grave impressionné tout au long du festival, le boulot "au limites du mime" des personnes qui ont signé nos mots dès qu'on prenait le micro. Les interventions du public ont toutes été plus chargée d'émotions les unes que les autres, difficile de garder les yeux sec sur la fin !
Une dédicace toute particulière aux courageux parents qui sont venu avec leurs 3 enfants, et qui n'ont pas regretté d'avoir partagé notre message avec leurs petits adultes de demain, pour qu'ils aient l'esprit plus ouvert à la différence le plus tôt possible ! C'est aussi à ce facétieux papa qu'on doit la reprise improvisé par Jenny, "a cappella" de la chanson qu'elle interprète également à la fin de la Disgrâce - comme ça, sans échauffement, impeccable : probablement dopé au bonheur pure ?! (Bisou Jen')
On a fini sur une standing ovation qui m'a semblé durer une éternité, mais je ne suis probablement pas le seul ?!
Après ça, on a encore eut le temps de se boire un dernier coup tous les six avant que les trois autres "parisiens", Gaëlle, Guilhem et Didier ne reprennent le chemin du retour. Patricia est aussi rentrée chez elle, pas bien loin de Bruxelles, peu de temps après. Jenny et moi on est partit se chercher un endroit pour dîner. On a rien trouvé d'extraordinaire de ce côté là, si ce n'est de VRAI frites, toujours aussi délicieuse pour ceux qui ne sont pas venu en Belgique depuis longtemps. . .
On s'est senti un peu tout seul, tout les deux, en remontant vers l’hôtel, après s'être bien marré pendant le film espagnole "Champions" . Mais comme la veille, il avait encore pas mal de monde en grande discutions quand on y est arrivé : on s'est joint a eux quelques minutes, avec ce qu'il nous restait d’énergie mais le sommeil nous à vite rattrapé !
Le lendemain, notre Junior'Star s'est envolé vers la Suisse aux aurores pour aller finaliser son premier clip. Sur le chemin de mon petit déj' solitaire, j'ai quand même eu l'excellente surprise que l'équipe du festival me propose de rester une nuit de plus, pour pouvoir assister à la cérémonie de remise des prix, le soir même ! Cette bonne nouvelle en cachait une encore meilleur : "la Disgrâce" allait recevoir son tout premier prix . . . Suspense quand même pour savoir lequel ce serait, et une journée de plus perché sur mon petit nuage de bonheur.
Journée en solo aussi, en attendant que Patricia et Didier ne reviennent dans la soirée pour la cérémonie. Du coup, je me suis un peu rattrapé de mes grasses mâtinés sur les projections, avec un chouette long métrage, inspiré de Roméo et Juliette et deux sélections de courts métrages tous plus fous les uns que les autres : un beau paquet de petites merveilles !
Une dernière Houppe avec Jordan et Robert, les invités anglophones rencontrés à l’hôtel, juste avant de retrouver mes complices pour la grande cérémonie de remise des prix . . .
J'ai rejoint Patricia et Didier quelques minutes avant de rentrer dans la grande salle où se tenait le dernier grand rendez vous du festival : Le palmarès et les prix ! On nous a installé bien devant, sur le coté pour pas y passer 2 plombes a monter sur scène. Je me suis laissé porté par l'ambiance, entre Patricia et Robert qui représentait tout seul "Duke", un très beau film sur la vie d'un jeune autiste.
Jordan était à quelques sièges de nous, pour représenter "D'égal à égal" , long métrage que je n'ai pas encore vu, mais qui a le mérite d'aborder la complexité du rapport entre paternité et handicap sous l'angle de la comédie.
Comme pour la standing ovation du dimanche, le début de la cérémonie m'a semblé bien long !
Mais y a eut un moment où une charmante ministre wallonne à prononcé " La Disgrace de Didier Cros " au moment ou on remettait le PRIX DU PUBLIC Long Métrage ! Mon cerveau à pris quelques secondes pour capter qu'il fallait se lever et aller dire merci, et tout s'est gentillement accéléré au fur et à mesur qu'on approchait de la scène avec Patricia et Didier .
Il existe une captation Facebook de cette scène (oui ça parait long 25 min ce soir là ! ), et après l'avoir revu deux fois, j'ai toujours de sérieux doutes sur ce que j'ai essayé de dire, mais j'ai réussi à articuler un ou deux merci au micro, et en particulier à Luc Boland, l'extraordiary papa de cet incroyable festival !
Vu l'état d'émotion ou on était tous les trois, Didier a bien fait de préparer un petit texte impeccable. Patricia à eut droit à un supplément d'applaudissements largement mérité en annonçant qu'elle s'engage dans la fantastique équipe des bénévoles du festival pour la prochaine édition.
C'est ensuite Robert qui est monté sur scène après nous pour le GRAND PRIX DU JURY - Court-métrage, et Jordan pour le dernier prix remis : le GRAND PRIX DU JURY - Long Métrage.
Je suis vite retombé sur les spécialités locales moussues en fin de soirée, en rejoignant tout le monde à l'hotel, à pied, après avoir vaguement essayer de reprendre contact avec la réalité . . .
Sur le comptoire, trônait déjà 5 prix ; celui de Hsiang-Te Shih pour "L'envie de voler" qui a eut le PRIX DU PUBLIC Court-métrage, et les 2 reçu par "Just Go" le film que représentait Aleksandrs pour le PRIX RICHELIEU Jeune Public et le PRIX CAP48 - Image du handicap. Avec les deux reçu par Robert et Jordan, ça brillait déjà pas mal alors je n'ai pas pu résister au plaisir d'ajouter le nôtre avant de payer ma tournée.
Pas résisté non plus au gag débile de faire découvrir la Chouffe à Jordan . . . Je ne me serait pas permis si ça n'avait pas été une excellente bière avant tout !
Quelques Orval et Chimay plus tard dans la soirée, on a quand même pensé à faire un selfie pour immortaliser la fin de cette très belle soirée, riche d'émotions et de belles rencontres totalement improbables . . .
Le lendemain matin, quand il a fallu remonter de l'hôtel à la gare pour retrouver le monde "ordinaire" en rentrant sur Paris, j'étais presque content qu'il pleuve un peu : les larmes qui commençaient à couler sur mes joues seraient plus discrète ! Malgré un sourir béat, limite idiot, je me suis vite rendu compte qu'il pleuvait plus fort derrière mes lunettes que sur le pavé Namurois que je quittai à regrets.
- " Namûr, tûjûrs Namuuuur ! " comme disait un célèbre transformiste belge qui a réussi à se faire passer pour un rockeur français pendant de longues années !
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Je crois que la bulle magique a définitivement éclaté à mon arrivé à Bruxelles, mais ça c'est déjà une autre histoire ! Le lendemain, j'ai passé ma journée à manger, pleurer, dormir, manger, pleurer, dormir, histoire de bien décompensser tout ça avant de repartir sur de nouvelles aventures.
Il semblerait que je n'étais pas le seul à être "à fleur de cicatrices" (bisou Gui-gui) dans les jours qui ont suivi. J'ose même pas imaginé ce que ça donnait pour celle d'entre nous (Bisou Ga'L ) qui, après ça, a directement enchaîné ses premiers exams sur le chemin d'un nouveau métier, jours pour jours quatres ans après la tragédie qui a bouleversé sa vie un 13 novembre . . .
Bref, je crois qu'on a tous les cinq vécu des trucs probablement très différents aussi par rapports à nos parcours respectifs, plus ou moins touché, voir emporté par certaines expériences échangées avec tous ceux qui sont venu nous parler sans se laisser intimider par nos visages différents !
Je m'avance peut être, mais je crois que ça s'est suffisamment bien passé pour qu'on essaye de remettre ça sur Lyon en février ?!?
J'ai officiellement invité les quatres autres fantastiques a venir compléter directement cet interminable post dans les commentaires : j'espère qu'ils trouveront un peu de temps pour en remettre une couche et vous dire à quel point ce fut une Extraordinary adventur in Namur . . .
en self-service, et chacun-chacune se servira au passage, à commencer par ceux qui ont eut le courage
de lire cet interminable truc jusqu'au bout !!
dimanche 29 septembre 2019
50 . Faire danser la pluie pour de bon !
Bon, on va tuer le suspense tout de suite, le gros traque de la grande salle pleine à craquer, ce sera pour une autre fois ! Mais comme à Munich, une majorité de la trentaine de spectateurs qui a vu le film ce week end est resté pour en parler, ou en savoir un peu plus. Et pour nous remercier aussi d'avoir participé à un projet aussi "courageux" qui porte "un message aussi important" ! (Sic)
Il est donc parfaitement bien passé le message même si pour l'instant, peu de gens l'ont reçu via le grand écran. Il va continuer tranquillement sa discrète diffusion international au grès des festivals.
On en est quand même à douze sélections et ça c'est pas banal.
Après, (bientôt j'espère !) avec la diffusion France 2 et les replay, ça prendra encore une autre ampleur : niveau télés francophones qui débordent sur le net, une chouette "force de frappe" ! Je dis la diffusion au singulier, mais on a quand même eut un petit contact avec une dame qui bosse à la BBC !?! Wait & see . . .
Coté météo, pas de suspense non plus, Londres fin septembre c'est cinquante nuances de crachin en quarante huit heures. Mais ça ne décourage pas les anglais de faire la fête, et de bosser en même temps dans un joyeux bordel, presque parfaitement organisé. C'est beaucoup plus petit que celui de Munich, avec seulement deux lieux de diffusion mais ça balance une sacré programmation. Je dis ça, j'me base sur le catalogue et les bandes annonces, parce que je n'ai rien été voir sur grand écran cette fois ! Je me suis concentré sur la réalité virtuelle au pied de la Tour OXO sur les docs, ambiance encore plus cool qu'au cinéma de Piccadilly où se déroule le volet cinéma . . .
On en reparleras sur ce blog de ce qu'on peut faire avec un casque de VR, mais c'est autre sujet !
Retournons danser sous la pluie, comme Gene Kelly, qui ne se contentait pas de chanter. Mis à part le plaisir d'aller jouer les starlette une heure ou deux dans des villes cool, on enchaîne aussi les festoch pour essayer de le faire diffuser ailleurs notre bidule. Et ça finira bien par arriver si on continu paisiblement sur cette lancée.
Le prochain arrêt de la tournée des "disgraciés" ce sera Namur les 9 et 10 novembre (très bientôt ! ; ° ) et on croise les doigts pour y réunir la dream team au grand complet : les cinq "témoins" et celui qui a eut l'idée de génie de les rassembler. Sans lui à Londres, c'était quand même pas pareil, même si Olivier à parfaitement bien gérer le côté un peu "service après vente". Il y aura aussi une étape à Lyon en février 2020 apparemment et une diffusion au centre Pompidou, ( pas celui de Metz, désolé les lorrains, viendez chez les Belges !) mais pas encore de dates.
J'ai clairement pas fini de vous saouler avec mes histoires de gueules cassées, parce qu'on pourrait presque dire que l'aventure ne fait que commencer, même si pour moi, ça fait déjà deux ans que ce truc me bricole paisiblement le cerveau . . .
Très grand merci à Natalia, qui m'a finalement coaché sur une journé d'anglais intensif : petite remise à niveau manifestement très efficace vue la bonne demie heure des discussions post-projection à chaque fois.
Et pour finir, merci quand même à Didier, qui a totalement perdu la raison, au point de me faire entièrement confiance sur la promo de son bébé : il ne se rend vraiment pas compte du genre de zouave qu'il a laissé s'auto enrôler dans la com de son projet . . .
vendredi 27 septembre 2019
49 . C'est parti pour la danse de la pluie . . .
En fait, on reprend les ingrédients du Festival de Dock de Munich et on fait pareil ailleurs .
Enfin presque, parce qu'en fait, je fais pareil tout seul, vu que Didier s'est soustrait à la recette magique en début de semaine . . .
Pas tout à fait tout seul quand même, puisqu'il y a aura Olivier Depardon, l'auteur de l'excellente bande son de "notre" film . Ce sera l'occasion de le rencontrer pour moi, et en fait, ça ne me rassure qu'à moitié, mais c'est déjà pas mal ! Je n'ai pas résisté à la curiosité de googeulifié ce qu'il fait d'autre, et je n'ai pas été déçu : http://www.olivierdepardon.com/
J'ai surtout retenu qu'il a le même âge que moi et qu'il fait parti d'un groupe nommé Virago dans les années 90's : de très bonnes bases pour faire connaissance rapidement !
Je me suis aussi adjoint les services et l'excellente compagnie d'une brillante traductrice de secour, en cas de défaillance vocal due à un très gros traque face à une salle blindée un samedi soir, sur Piccadilly Circus. C'est qu'elle commence quand même à me faire flipper gentillement cette "Dance de la pluie" en plein coeur de Londres ! Parce que oui, j'ai oublié de vous dire que le Festival ou on présentera "La disgrâce" s'appel "Raindance" en référence ( totalement londonienne ) à celui de Sundance, aux Etats Unis.
Sans surprise, le film sera donc diffusé dans sa version sous titré anglais et les questions qui vont suivre le seront aussi : bien fait pour moi ! J'ai souvent l'impression que j'ai besoin de faire moins d'effort pour être compris en anglais : ça me semble moins compliqué à prononcer avec ma bouche cabossée que du parigot propret en fait !?! Ou alors c'est peut être moi qui ne tilt pas que les gens n'ont rien compris de ce que j'essai de dire en anglais ? En français, j'ai fini par apprendre à vérifier plus ou moins discrètement quand j'ai un doute : à la longue ça devenait énervant que les gens entendent des trucs que je n'ai pas dit. En anglais ça m'arrive moins, mais je ne parle plus si souvent que ça l'anglais ces derniers temps : on sera vite fixé en arrivant sur place au petit matin . . .
Un petit détour par le quai 9-3/4 près de St Pancras, pour ramener des souvenirs à Héloïse et Alice un peu moins kitsch que ceux de Munich. Peut être aussi me dénicher quelques sorts magiques pour trouver le courage d'aller raconter l'histoire de ce film et probablement un bout de la mienne, à de parfait inconnues dans un pays qui se traîne aussi une drôle de tête ces derniers temps ?!
Je vais quand même essayer de dormir un peu avant d'y aller, mais c'est promis, la suite pour détailler comment ça s'est passé ne sera pas être bien longue à arriver !
TO BE CONTINUED . . .
vendredi 7 juin 2019
48 . And the dream goes on . . .
- Prochaines étapes du « Scars
acclamation tour » : Londres et Namur !
Pouvait-on espérer une meilleur tribune pour partager ce qu'on a traversé et ce qu'on en a tiré ; surtout le meilleur, évidement ! Et si il y a bien un endroit ou on est certain de trouver des gens pour rire du pire avec nous, ce sera là, au cœur de la Belgique ! Voilà un très sympathique « petit pays » dont ce grand couillon de voisin français ferait bien de s'inspirer dans le domaine du handicape, au lieu d'y délocaliser discrétos des « problèmes » qu'il fait mine de ne pas voir . . .
Bon, j'avoue qu'en plus de mes lointaines racines flamando-wallonnes, mon amour immodéré du chocolat et des bières d'abbaye flinguent toute forme d'objectivité dès que ça concerne le royaume brabançonné. Mais là, l'occasion est trop belge pour passer à coté !
Techniquement, vous expliquer comment ou pourquoi répondre à des questions en anglais dans un cinéma allemand ça peut aider à nager plus longtemps : j'en suis totalement incapable ! Mais j'ai la certitude absolue que les deux sont liées et ça me suffit pour continuer d'avancer sereinement vers de nouvelles aventures de plus en plus dingues et de plus en plus marrantes .
En attendant, je vais aller rejoindre ma squatteuse du week-end pour la soutenir au cœur de son effort préféré : une bonne grosse sieste pleine de beaux rêves . . .



















