vendredi 27 septembre 2019

49 . C'est parti pour la danse de la pluie . . .


Un vendredi soir presque normal à Belleville, vers une heure du mat. Y a une petite valise ouverte au sol et beaucoup de bordel qui en dépasse encore . . .  Je ne pars que deux jours à quelques centaines de kilomètre, mais j'ai quand même la peusante impression que là, je vais aller plus loin que d'habitude . . . J'ai pourtant déjà été plusieur fois à Londres, mais ça ne m'a jamais fait ce coup là ?!
En fait, on reprend les ingrédients du Festival de Dock de Munich et on fait pareil ailleurs .
Enfin presque, parce qu'en fait, je fais pareil tout seul, vu que Didier s'est soustrait à la recette magique en début de semaine . . .
Pas tout à fait tout seul quand même, puisqu'il y a aura  Olivier Depardon, l'auteur de l'excellente bande son de "notre" film . Ce sera l'occasion de le rencontrer pour moi, et en fait, ça ne me rassure qu'à moitié, mais c'est déjà pas mal ! Je n'ai pas résisté à la curiosité de googeulifié ce qu'il fait d'autre, et je n'ai pas été déçu : http://www.olivierdepardon.com/
J'ai surtout retenu qu'il a le même âge que moi et qu'il fait parti d'un groupe nommé Virago dans les années 90's : de très bonnes bases pour faire connaissance rapidement !

Je me suis aussi adjoint les services et l'excellente compagnie d'une brillante traductrice de secour, en cas de défaillance vocal due à un très gros traque face à une salle blindée un samedi soir, sur Piccadilly Circus. C'est qu'elle commence quand même à me faire flipper gentillement cette "Dance de la pluie" en plein coeur de Londres ! Parce que oui, j'ai oublié de vous dire que le Festival ou on présentera "La disgrâce" s'appel "Raindance" en référence ( totalement londonienne ) à celui de Sundance, aux Etats Unis.

Sans surprise, le film sera donc diffusé dans sa version sous titré anglais et les questions qui vont suivre le seront aussi : bien fait pour moi ! J'ai souvent l'impression que j'ai besoin de faire moins d'effort pour être compris en anglais : ça me semble moins compliqué à prononcer  avec ma bouche cabossée que du parigot propret en fait !?! Ou alors c'est peut être moi qui ne tilt pas que les gens n'ont rien compris de ce que j'essai de dire en anglais ? En français, j'ai fini par apprendre à vérifier plus ou moins discrètement quand j'ai un doute : à la longue ça devenait énervant que les gens entendent des trucs que je n'ai pas dit. En anglais ça m'arrive moins, mais je ne parle plus si souvent que ça l'anglais ces derniers temps : on sera vite fixé en arrivant sur place au petit matin . . .

Un petit détour par le quai 9-3/4  près de  St Pancras, pour ramener des souvenirs  à Héloïse et Alice un peu moins kitsch que ceux de Munich. Peut être aussi me dénicher quelques sorts magiques pour trouver le courage d'aller raconter l'histoire de ce film et probablement un bout de la mienne, à de parfait inconnues dans un pays qui se traîne aussi une drôle de tête ces derniers temps ?!

Je vais quand même essayer de dormir un peu avant d'y aller, mais c'est promis, la suite pour détailler comment ça s'est passé ne sera pas être bien longue à arriver !

TO BE CONTINUED . . .

vendredi 7 juin 2019

48 . And the dream goes on . . .




- Prochaines étapes du « Scars acclamation tour » : Londres  et Namur !


Ça ne s’arrête plus, et c'est tant mieux pour notre « petit film » de témoignages. Et même si ça claque bien de dire qu'on sera présenté dans une top festival londonien, moi c'est Namur qui me fait le plus « vibrer », parce que ce n'est pas seulement un festival de film : c'est surtout un festival de filmes sur la thématique du handicap !!! Ce serait pas le meilleur endroit du monde pour montrer nos drôles de têtes et raconter un peu quel effet ça fait de vivre avec ça pausé sur les épaules ?
Pouvait-on espérer une meilleur tribune pour partager ce qu'on a traversé et ce qu'on en a tiré ; surtout le meilleur, évidement ! Et si il y a bien un endroit ou on est certain de trouver des gens pour rire du pire avec nous, ce sera là, au cœur de la Belgique ! Voilà un très sympathique « petit pays » dont ce grand couillon de voisin français ferait bien de s'inspirer dans le domaine du handicape, au lieu d'y délocaliser discrétos des « problèmes » qu'il fait mine de ne pas voir . . .

Bon, j'avoue qu'en plus de mes lointaines  racines flamando-wallonnes,  mon amour immodéré du chocolat et  des bières d'abbaye  flinguent toute forme d'objectivité dès que ça concerne le royaume brabançonné. Mais là, l'occasion est trop belge pour passer à coté !

L'élan que m'a donné l’expérience du Dok Fest à Munich m'as permis, entre autre, de boucler enfin mon premier kilomètre de brasse coulée depuis une éternité ( je crois que le précédant remonte au vingtième siècle ! ) Alors oui, ça n'a rien a voir, à première vue, si ce n'est l'importance de la volonté, et de ce qu'on s'imagine être capable de faire, ou pas ! Là, ça faisait trois mois que j'essayai timidement sans vraiment m'en croire capable, en essayant de me satisfaire d'y être presque arrivé . . . Ben c'est quand même mieux quand on arrive au bout d'un truc qu'on traîne dans un coin de sa tête depuis un bon moment. En fait, ça fait surtout de la place pour y mettre d'autre « trucs » !

Techniquement, vous expliquer comment ou pourquoi répondre à des questions en anglais dans un cinéma allemand  ça peut aider à nager plus longtemps : j'en suis totalement incapable ! Mais j'ai la certitude absolue que les deux sont liées et ça me suffit pour continuer d'avancer sereinement vers de nouvelles aventures de plus en plus dingues et de plus en plus marrantes . 
J’espère bien réussir à motiver toute notre petite tribu de sourires asymétriques d'y venir aussi pour qu'ils vous confirment que ça leur fait à peu près pareil dans les commentaires d'un prochain post' ?!

En attendant, je vais aller rejoindre ma squatteuse du week-end pour la soutenir au cœur de son effort préféré : une bonne grosse sieste pleine de beaux rêves . . .


Bonne sieste Lola !

dimanche 12 mai 2019

47 . I had a Dream . . .

     
 Munich, une chouette petite salle obscure, un samedi soir de mai : je suis là pour soutenir Didier, l'auteur-réalisateur de ce fameux documentaires dont je continue inlassablement le teasing ! En fait, c'est peut être  l'inverse, c'est Didier qui est là pour me soutenir si je tombe à la renverse en découvrant ma tronche sur grand écran ?!
On est quand même dans l'un des plus gros festoch de documentaire d'Europe et je ne pouvais pas non plus le laisser faire ça tout seul ici en sachant qu'il 
n'avait encore jamais mis les pieds en Teutonnie et qu'il ne parle évidement pas un mot du charabia local   . . . 
Mais ça va, on s'est plutôt bien tenu, et personne n'a vraiment eut besoin de soutenir quoi que ce soit, parce qu'en fait, c'est cette fameuse Disgrâce qui nous a soutenu et guidé  dans nos explications post-projection. Et un peu dans  notre découverte de la ville aussi, dans un jeu de piste de petites salles qui finit dans la plus grande de la ville, la plus classe aussi apparemment, façon palais à cérémonies du festival .

Pour les mordus, le liens direct vers le kolossal programme de 160 filmes (en anglais quand même) : https://www.dokfest-muenchen.de/Filmprogramm_2019?lang=en

Pour les autres, on en reviens au "Dream" du titre : tout un week end sur coussins d'air, ou ça glisse tout seul, de taxi en avions, jusqu'à l'hôtel, en finissant à pied pour trouver les petits cinés de quartier qui participent aux festivités .
Des super rencontres, des gens vachement ouverts et très accueillants, même avec le coté un tout petit peu business des allemands ou il ne faut pas en faire de trop non plus : un truc sobre mais très bien quand même ! 45,000 visiteurs l'an dernier, c'est une  belle mécanique qui roule depuis un bon moment, et qu'on croirait tout droit sorti de l'énorme tour BMW ou de la glass-box  Mercedes qu'on voit surgir à l'entrée de la ville. C'est  juste après le panneau autoroutier indiquant - Dachau - Nuremberg - Munich - qui ne met pas forcement  très à l'aise si on a 2 ou 3 notions d'histoire, même en passant dessous à 150 km sans risquer de se faire flasher . "Bienfenu en Bafière les amis !"
Un bon gros détour par les deux Pinacothèques  qui sont juste époustouflantes,   ensuite la météo nous a gentiment calmé sur les Biergarten : pas un temps à siffler sa pils dehors ! On a trouvé à s'occuper autrement, vu les petits trésors de "cinéma du réél" qui passaient dans le coin. J'ai réussi a voire 5 filmes, sur 3 jours avec 2 projections-causeries sur mes "Scars" (le titre anglais) et 2 mini-metrages en VR avec casques, dans une soucoupe volante du meilleur effet pour ce genre d’expérience !
J'ai quand même bien cavalé pour enchaîner tout ça mais cette ville en vaut largement la peine, ceux qui l'anime aussi, y compris les nuées d'ados en costume tradi bavarois, à peine croyables aux premières apparitions, mais très nombreux partout en ville à la nuit tombée. 
Je suis reparti de Munich avec la sensation d'y avoir récolté en quatre  jours plus de sourires bienveillants de la part de parfaits inconnues  qu'en deux ans à Paris ! J'ai vécut ce weekend  comme un rêve éveillé et cette petite excursion en avion me laisse un jolie paire d'ailes pour voler vers de nouveau projets. Comme l'envie me lancer dans de nouvelles expériences, toujours sous forme d'écriture, mais dans un format très différent et totalement inconnu pour l'instant . . . 
Pas question d'arrêter ce blog pour autant, j'ai encore pas mal de truc à y dire en vrac et  puis c'est  mon fil rouge depuis le tout début : il va juste s'enrichir d'autres bien jolies couleurs à l'avenir !

Les images officielles des projections de la Disgrâce, sur le site du festival : 

https://www.dokfest-muenchen.de/albums/view/2711


https://www.dokfest-muenchen.de/albums/view/2658

Et pour finir, un   IMMENSE MERCI à Zadig Production sans qui rien de tout cela n'aurait été possible . . .