jeudi 19 mars 2020

54 . C'est fou tout ce qui peut arriver en un seul mois . . .


Grosse galère pour me trouver un titre un peu sympa, jusqu'au moment ou je remarque la date de mon dernier post, en direct de Lyon :  -" Un mois seulement ?! " Et un tout petit mois en plus, février 2020 !
On est revenu de Lyon avec la petite Sirène sous le bras et la date de diffusion télé est enfin tombé : le mardi 24 mars. Dans la foulée, l'avant première parisienne s'est calé le 10 mars au Max Linder, un très beau (et très grand) cinéma pas loin du Rex.
Alors pas trop le temps, à ce moment là, de se poser pour raconter  la fin de Lyon, qui aura vraiment été un très chouette week-end  . . .  Une mini liste d'invité super VIP à contacter pour le 10 et annoncer à tous ceux à qui j'en ai parlé la toute prochaine diff' télé. Tout ça en ayant repris le boulot à la Villette et la piscine, bien sur ! Mais ça c'était avant qu'on commence à parler d'un certain virus . . .
On l'a vu arriver de loin le bestiau, il a bien failli nous faire annuler notre grande soirée parisienne à la dernière minute : les évènements de plus de 1000 personnes étaient déjà tous annulés, et notre salle comptait plus de 400 places. Gros flippe quand même ! On ne se faisait déjà plus la bise, et si quelqu'un toussait, y avait comme un léger blanc avant que tout le monde s'en éloigne discrètement . Mais on sortait encore, on avait toujours le droit et y a eut un paquet de courageux pour venir voire La Disgrâce, apparemment pas déçu d'avoir fait le déplacement. . . Avec les 5 fantastiques et Didier, on a même trouvé un magnifique resto encor ouvert à minuit moins le quart juste à côté : l'excellent Bouillon Chartier ( plus parisien que ça, y a pas !) On a fait la fermeture en discutant un peu avec les serveurs adorables, qui commençaient déjà à voir les clients se raréfier . . .
Le lendemain, ça parlait partout de fermeture des lieux publics et des premières infos catastrophiques qui  remontaient d'Italie. Ma dernière pointe de témérité aura été pour un ciné plus modeste et la projection d'une belle poignée de court métrages sélectionnés par Jôm pour accompagner celui qu'il présente en tant que réal-scénariste-producteur-diffuseur (rien que ça !?!) : un génial plongeon "Dans le bain d'Hector" appelé à devenir un chouette long métrage, pourvu qu'une équipe de prod' sympa s'y intéresse . . . J'ai croisé d'étranges files de futur votants flippé au retour et je ne comprend toujours pourquoi ça n'a pas été annulé, ça ?! Je ne vais pas commencer à parler politique sur ce blog, ça partirait trop vite en sucette, mais franchement, la boite à baffe est pleine là Manu !
Et avec tout ce bordel, on a pas encore d'horaire précis pour la diffusion de mardi, parce qu'une grosse émission genre direct en public, a été déprogrammé en première partie de soirée. Du coup on devrait passer moins tard, vu que ce sera probablement remplacé par un film. Bon, c'est toujours en deuxième partie de soirée, dans l'émission Infrarouge, mais plus à l'heure des films d'horreure ( 23h40 au départ !? ) Rassurez vous, le lien Replay devrait être disponible pour un mois et je publierai sur ce blog  dès que France 2 l'aura mis en ligne.
Dans une situation aussi démentiel, absolument plus rien à craindre autour des gens qui me reconnaitrait dans la rue  ou dans le métro suite à la diffusion téle : y a plus de gens, plus de rue, plus de metro ! Je vais pas faire le mec qui se réjouit d'un truc aussi pourri, mais chuis pas le plus malheureux non plus . .  Je peux enfin laisser  pleinement s'exprimer  l'introverti que je suis, ( si si, je vous jure !) et que j'ai souvent dû  bousculer un peu ces derniers temps, pour aller faire le clown  sur les "tapis rouges" avec les fantastiques potes de l'équipe du film.
Me suis reposé aussi, j'ai commencé mon auto-confinement par un petit rattrapage d'hibernation avant l'arrivé du printemps avec des nuits de sept heures, qui etaient devenu rares, mais surtout complétée d'énormes siestes, taquinant les trois heures, et débordant parfois sur des horaires ou j'étais censé télé-travailler ! C'est sur-humain de réussir à bosser juste à côté d'un lit aussi confortable que le mien . . .
Je vais d'ailleurs retourner y faire un tour avant de vous raconter la suite, j'aurai encore un peu de temps libre demain, et après demain aussi, probablement !?




lundi 10 février 2020

53 . Un métro nommé "Lumière Monplaisir"



Salut Lyon, c'est chouette chez vous !

Je connais très peu Lyon et ça fait un looooooong moment que je n'étais pas venu ! J'en avais gardé une très belle impression, et en une seul journée elle s'est encore amélioré . . . Chuis là pour 5 jours : ça promet !
Bon, ça fait déjà plus de trois phrases qui n'ont rien à voir un certain film, déjà lourdement évoqué  sur ce même blog alors j'ai mon quotas de " - Mais non, ça ne tourne pas à l'obsession totale !? "
Donc, je peux me lâcher et revenir paisiblement à l'unique sujet récurrent de mes 10 derniers postes : On enchaine encore un autre festival avec notre improbable documentaire sur les visages en miettes  ! ! !

Pour ceux qui auraient raté des épisodes, c'est bien le FIFH qui nous amène à Lyon, Jenny et moi, et qui va (attention spoiler !) me servir de  pure  prétexte pour raconter une fois de plus à quel point ce documentaire est magique . . .
Et pour ceux qui ont tout suivi, mais qui ont quand même l'impression d'avoir raté un truc depuis le dernier post : la diffusion de décembre qui devait avoir lieu sur Paris, à Pompidou a finalement été reporté au mois d'avril pour cause de grève général de Noel  ! La ville lumière attendra, et c'est la ville des frère Lumière qui va lui griller la priorité sur l'avant première française, mardi après midi ( à 14h, au Ciné Lumière des Terreaux, il n'est jamais trop tard pour faire un peu de promo ; ° )

Alors au départ, on s'était dit qu'on viendrait un peu en avance pour profiter du festival en simple spectateur, voir les films des collègues et éventuellement discuter avec eux après. On s'est trouvé un chouette point de chute juste à côté de l'institut Lumière, qui semblait être l'un des point de rencontre du festival . Bon, y a deux ou trois trucs à revoir coté com sur ce festoch, puisqu'il n'y a qu'une seul projection à l'institut, le lendemain de notre départ . . . Y a pas de questions réponse avec le public après les filmes non plus ! Et une seul projection le dimanche, mais on a quand même bien fait d'arriver le samedi après midi tous les deux.  En effet, par un heureux hasard, un ami de très (très très) longue date passait en ville ce soir là, avec un groupe de musique sud américaine qui vaut très largement le détour : Yapunto ! Le concert a eut lieu au Périscope, qui a très vite imprimé l'ambiance sub-tropicale des rythmes latino les plus dansants qu'on puisse imaginer. Un pur moment de bonheur . . .
Jenny a  profité de l'après midi pour rencontrer l'une de ses fan qui la suit sur les réseaux sociaux depuis Lyon, et depuis un bon moment apparemment. On devrait également accueillir ce soir une autre de ses 'abonnées' qui est, comme nous, membre du cercle du sourir asymétrique, gravement brûlée par un arc électrique . Elle vient de Montpellier pour voir notre film et on espère qu'il pourra l'aider un peu à reconstruir une image bien esquinté . . .

En parlant de Montpellier, dimanche on a aussi croisé mon " petit frère ", accompagné de ma (très) belle soeur  et de leur gigantesque bébé, le bien nommé Clément, toujours aussi zen et souriant ! Déjeuner  avec eux au très cool café Lumière, a côté de l'institut, avant qu'ils ne repartent vers Le Crès, sans avoir vu le film, projeté en semaine et en pleine après midi : c'est pas l'idéal pour ceux qui bossent !

Et en toute logique granstefesque, on finit par expliquer le titre de cette note à tous ceux qui ne connaissent pas Lyon : c'est tout simplement le nom de la station de métro qui dessert l'institut et notre fabuleux  Airbnb . Mais si j'ai choisi ça en guise de titre, c'est parce qu'on s'est dit avec Jenny que  l'association des deux termes résume très bien ce que ce film a changé  dans nos vies, et probablement aussi dans celle des trois autres  fantastiques  (qui nous manquent un peu quand même !!) . En ce qui me concerne, je crois que je peux même carrément dire que me retrouver dans la Lumière n'affecte plus Monplaisir . . .


samedi 7 décembre 2019

52 . = = = = = = J - 10 = Paris nous voilà ! = = = = =


Le compte à rebours a commencé avant la première projection parisienne de la Disgrâce au Centre Pompidou. C'est une très belle occasion de faire découvrir notre film, dans le cadre du cycle des Rencontres d'Images Documentaires : top classe !
Pourtant, je retrouve un peu le petit coup de flip avant d'aller présenter le film tout seul à Londres, mais pas du tout pour les mêmes raisons . . .
Nous y allons  de nouveau en équipe, même si on a pas réussi à réunir les 5 cinq fantastiques cette fois ci. On aura que les parisiens de sortie : Gaëlle, Guilhem et moi, pour soutenir  Félicie, et bien sur, Didier qui va intervenir tout seul comme un grand ! Comme un pro, en fait, parce que c'est un peu un RDV de spécialistes du documentaire apparemment, et ça risque de poser des questions techniques sur la fabrication du film.
On y a invité notre fantastique orthophoniste commun, Frédéric, qui "apparaissait" déjà sur ce blog au moment du congrès de Strasbourg, en même temps que les premiers tournages du film en 2017.
Mais ce n'est pas ça non plus qui me fait un peu flipper : là ça se passe à Paris, en bas de chez moi pour ainsi dire. On va commencer à partager ça avec de parfaits inconnus qu'on  re-croisera peut être plus tard, dans le quartier, dans les transports ( un jour ou y aura pas grève ! ) ou au boulot, à la Villette ?! Et il y en aura forcément  un ou deux qui vont venir nous en parler, après, comme si on était plus des inconnus pour eux : je les connais mes parigots . . . Ça ne sera pas obligatoirement tous des "éplucheurs" non plus, mais il va falloir assumer, et assurer le service après vente.
De toutes façons, quoi qu'il arrive, ce sera toujours moins désagréable que le redoutable moment que traverse ces jours-ci  notre Jenny chérie : la terrible phase du réveil post-op . . .  Voilà l'une  des premières répercussion de ce film, de cette photo-thérapie, qu'elle explique très bien à l'écran. Elle a retrouvé la force d'affronter ça à la suite du film, et je peux vous dire qu'il en faut énormément quand on sait déjà qu'on va morfler comme ça !
En un peu plus de 10 ans de blog racontant pas mal de mes aventures médicales, je vous ai à peu près épargné les détails sur ces quelques jours souvent cauchemardesques, suite au réveil de longues opérations : de ce que j'ai pu échanger (et revivre un peu ) en ligne avec Jen ces dernière heures, je ne regrette vraiment pas de vous avoir zappé ça en route !!

Pour la projection du film, après 3 festivals à l'étranger ( Munich, Londres et Namur ) ou j'ai pu voir à quel point le film est "bien reçu" à tous point de vue, je ne devrai pas avoir la moindre inquiétude pour l'accueil qui lui sera fait jeudi prochain à Beaubourg.
Sauf que le public des "institutions culturelles" parisiennes , je le connais via mon boulot, et c'est toujours un peu compliqué . . . D'ailleurs, je me suis déjà un peu retrouvé dans cette même situation, pour un travail en vidéo  d'Emmanuelle Grangier,  déjà présenté à Pompidou . . . il y a presque 20 ans ( Déjà ?!? ) Une participation plus modeste sur ce coup là, muette, alors que je parlais très bien à l'époque, mais surtout avec Hiram à l'écran, mon très regretté clébard ( surnommé Lapin !)
Et une bonne implication dans le tournage aussi, en ayant joué les apprentis régisseurs sur le plateau-chantier de "l'Usine" , un lieu devenu mythique pour une autre tribu à laquel j'ai fièrement appartenu, la "division créative". . .
Tout ça pour dire que j'avais trouvé l'accueil glaciale alors que nous, on était super enthousiaste à l'idée de pouvoir présenter cette oeuvre très originale dans un des temples de l'art contemporain ! Manu n'avait pas l'air très surprise, et ça ne l'a pas empêché de faire un très beau parcours et plein d'autres vidéos par la suite : " Happy End ! " malgré mon souvenir surgelé !

Pour ceux qui ne serait pas dispo sur Paris le 19 décembre, il va y avoir une autre diffusion sur grand écran pour l'avant première "officielle" en 2020. Mais on ne sait pas encore quand, et ce sera quelques semaines avant la diffusion télé. On attend aussi la date exacte de la projection à Lyon, début février, pour organiser les prochaines retrouvailles des 5 fantastiques : ce coup ci, on essaye de s'organiser tous pour pouvoir rester jusqu'à la soirée de remise des prix, non ?!
- Ben quoi, on ne sait jamais, c'est pas interdit de rêver un peu non ?!

Quoi qu'il arrive, prix ou pas prix, accueil glaciale ou torride, je ne zapperai pas de vous raconter ça dans un prochain post, surtout depuis que notre Pat'rone m'a officiellement engagé comme "petit reporter" des 5 fantastiques ! J'espère bien être à la hauteur, et pouvoir aussi lui proposer ma plume ou toute autre forme d'aide que je serai encore capable d'apporter à son projet " New Face " dont on reparlera plus en détail sur ce blog prochainement . . .