dimanche 10 janvier 2021

57 . C'est ma tournée de grands mercis . . .




Voilà une petite présentation pour les retardataires ! 

 

Et des réponses pour ceux qui ont des questions ?

 

Et maintenant, accrochez vous, ça être un peu long ! Alors on ne traîne pas, je commence direct par tous ceux a qui je dois un GRAND MERCI "totalement fonctionnel" : ceux sans qui rien de tout cela n'aurait été possible ! On démarre en toute logique, avec les équipes médicales : 
D'abord celle de l'Institut de cancérologie de Nancy-Lorraine autour du Pr. Gilles Dolivet et des Dr. Sophie Cortese et Dr Romina Mastronicola : ils m'ont suivi de près depuis le début, et finalement, délivré de ma tumeur, rien que ça . . . Il y a aussi Frédérique Ballet qui a courageusement complété le travail de cette équipe en qualité de diététicien à domicile : une ressource précieuse dans un domaine crucial pour le gourmand que je suis !
 
C'est à la même période que j'ai débuté un long travail orthophonique de fond avec Jean Marc Kremer à Thionville. On a bouclé symboliquement cette chouette histoire en apothéose au congrès des orthophonistes à Strasbourg en 2017, quelques mois avant qu'il ne prenne une retraite bien méritée ! "Maitre  Kremer" a  profité de mon retour à Paris  pour refiler le bébé à Frédéric Martin, qui m'a permis, entre autre, de rencontrer Didier Cros ! "Fantastique Frédéric" qui me suit toujours, m'a également aiguillé vers les extraordinaires mains d'une autre Frédérique :  Frédérique Bigot, kiné spécialisée tête et cou et co-auteure d'une chouette étude technique. Elle a délicatement repris le travail courageusement initié par David Miranda - team Lorraine, qui s'est tapé le gros-œuvre (no commentch') avant et après le passage au centre Rocheplane, près de Grenoble. Profitons-en pour remercier aussi toute l'équipe de Rocheplane et Anna Maria en particulier, encore une kiné mais avec une spécialité d'ergothérapeute !


On en n’a pas tout à fait fini avec le monde médical, puisqu'il a encore eu de sacrées étapes à Amiens, aux bons soins des Pr. Sylvie Testelin et Pr. Bernard Devauchelle : Deux pures merveilles du monde médical avec une équipe en or massif - pas d'autre commentaire possible !
Et je n'oublie pas non plus que le tout premier diagnostic a été fait à Paris, à la Pitié Salpêtrière, avec l'équipe des Dr. Agnès Guerre et Dr. Phillipe Lang : l'association de ces deux derniers patronymes annonçait bien la couleur de tout ce qui allait suivre . . . Dernière dédicace en blouse blanche pour les Dr. Jean Marc Hilt - team Lorraine, et Dr. Eva Beau - team Panam, qui ont été et sont les généralistes qui essayent encore de me suivre et d'y comprendre quelque chose dans l'énorme foutoir de mon dossier médical ! 

Eloignons-nous un peu de ce petit monde très professionnel pour remercier aussi tous ceux qui ont assuré l'indispensable support humain au quotidien de tout ce long parcours médical, avec la team Entrange++ en première ligne ! Mes parents, donc, et mes frères, ainsi que leur petites familles respectives : ils m'ont nourri, soutenu, et supporté dans les pires moments, comme dans les meilleurs, et beaucoup trimballé aussi. Pour tout ça, je leur dois un immense merci ! Comme à tout le reste de ma grande famille d'ailleurs, et à la team Coupe-Feu en particulier . . .

Voilà, je disais plus haut " totalement fonctionnel " parce que c'est grâce à toutes ces merveilleuses personnes que j'ai été physiquement capable de me pointer au premier rendez vous avec Didier un jour de mai 2017 dans une brasserie de Belleville en bas de chez moi, et de pouvoir lui parler pour répondre à ses questions !
Au moment où je perds ma langue en 2010, je n'aurai même pas imaginé que ce soit possible sept ans plus tard . . . Et pourtant, c'est bien arrivé : il y a maintenant une vidéo  de 66 min qui le prouve et pas mal de témoins hyper fiables pour en attester !

Mais pour être à Paris et accepter le défi qu'on me proposait, j'ai aussi eu besoin de pouvoir compter sur la deuxième ligne des proches potes parisiens. Ils m'ont accueilli, hébergé, soutenu, et encouragé, d'abord à poursuivre ce blog sur plus de dix ans, et puis à retrouver mon autonomie et de nouvelles marques, dans la capitale . Et ça non plus ce n'était pas gagné d'avance à une période où je pouvais à peine parler. Spéciale dédicace à ceux qui sont venus se perdre au fin fond de la Moselle avant que je sois en mesure de revenir à Panam régulièrement . . .  

A cette deuxième ligne de  parigots, je dois aussi associer toute la team La Villette, pour les deux retours en douceur : le premier n'a duré qu'une année, mais il m'a surtout assuré qu'un deuxième serait possible quand ça irait mieux ! Et le mi-temps de travailleur en situation de handicap  que je tiens à la cité-jardin du parc depuis un bon moment me va royalement bien : merci patron !

C'est grâce à tout ce petit monde-là que je me suis senti légitime de dire oui et d'aller au bout du truc avec l'équipe de Zadig Production.  Avec mes petites conditions en tête quand même : la première, c'était le sous-titrage . Y a pas eu à négocier, c'est passé nickel comme vous avez pu le lire . La seconde, je n'ai même pas eu à l'évoquer, ça c'est la classe : je ne voulais pas y voir de photo du "moi d'avant" . Sur ce blog, ça ne me dérange pas . . .

En fait, on en arrive tout juste aux remerciements directement liés au  film : vous êtes encore là ?
Il faut forcement commencer par en remettre une couche à Félicie et Didier ( plus la peine de détailler pour les habitués ?!) Et enchainer direct avec toute la team France 2 et l'unité Infrarouge en particulier : ils ont cru au film avant que la première image n'en soit tournée, donc bien avant moi, pour être tout à fait honnête . . . Je me sens un peu obligé de relayer quand même un micro bémol sur l'heure tardive de la première diffusion tellement ça m'est remonté de tous les cotés, mais c'est pas bien grave avec le replay dispo deux mois : ça nous laisse du temps pour participer à l'effort de diffusion ! 


Merci à la team Auvio de la RTBF qui nous l'a mis en replay, quelques mois plus tôt, en lien avec le très prestigieux prix ( si si !) qui nous a été remis à l'Extraordinary Festival de Namur : celui du public !
Donc merci aussi à la géniale team Teff  de Luc Bolan, d'avoir ouvert la saison de la récolte des prix : elle a plutôt bien donné avec 5 autres trophées dans la foulée ! Pour les remerciements spécifiques des trente autres festivals qui nous ont programmés, je propose qu'on se garde ça pour une autre fois ?!
Juste une petite dédicace à l'équipe de Dock Fest de Munich qui a été adorable pour mon tout premier festoch ciné. Et un petit merci discret à l'une des patronnes d'Arte Strasbourg, ( Didier ne manquera pas de nous rappeler son nom dans les commentaires ) que j'ai rencontrée à Munich et qui m'a chaleureusement encouragé à aller présenter le film dans d'autres festivals : Mission accomplie en solo à Rain-Dance-London et à Lyon, en compagnie de Jenny, mais surtout avec toute la dream-team à Namur - On m'a rarement donné meilleur conseil . . .

On atterrit au pied de l'escalier rouge du début du film pour remercier le studio Harcourt  qui nous a royalement bien accueillis : c'était un défi  courageux de leur part et de la part de leurs photographes qui ont parfaitement joué le rôle clef qui leur revenait dans ce projet. La magnifique qualité visuelle de ce film doit aussi énormément à une excellente équipe technique, avec une spéciale dédicace aux techniciens du son, à qui je dois une chouette flopée de " - Mais t'avais pas besoin des sous titres ?! " . Merci à Olivier Depardon pour l'ambiance musicale : je lui dois de préciser qu'il n'a jamais joué avec Virago : c'est un homonyme qui s'en est chargé, mais ça n'enlève rien à son talent, au contraire, ma petite erreur nous a permis de faire connaissance un peu plus rapidement à Londres ! 

Je vais esquiver de remercier un par un tous ceux qui ont publié une chouette critique avant la diffusion et qui ont activement participé à la promo télé - radio - réseaux : on va récupérer d'ici peu une belle revue de média qui compile tout ça, je verrai ce que je peux en faire plus tard, ok ?!

On vient de passer le générique de fin, et le compteur Médiamétrie annonce  580 000 téléspectateurs pour la diffusion de mardi soir . Eh bien, un grand merci à eux d'avoir été aussi nombreux à veiller un peu tard pour nous voir et nous écouter ! Et merci aussi à ceux qui l'on déjà vu en replay, ou qui sont venus le voir dans les festivals . . . 

Ouais, je sais, ça commence à faire beaucoup de monde et un post en forme d'anaphore qui n'en finit pas. Mais c'est pourtant presque la fin, rassurez-vous. Je vais boucler l'affaire en beauté avec une dernière citation de la dream-team au grand complet : Merci Patricia, merci Gaëlle, merci Jenny, merci Guilhem, pour la générosité et l'authenticité de vos témoignages, merci Félicie Roblin, notre bienveillante productrice, et bien sur, merci à Didier Cros, notre magicien de l'image.. . .

 

mardi 5 janvier 2021

56 . Cette fois c'est la bonne !



Que ça semble long trois ans, quand on attend qu'un énorme porte-voix reprenne et améliore un long cri du cœur ! Plus que quelques heures avant que France 2 ne balance enfin notre humble message commun, à moi et aux quatre autres fantastiques témoins qui se sont répartis le boulot, sous la baguette du maestro Didier Cros . . .
Et que d’aventures tout autour de ce documentaire atypique, quel buzz à l'approche de son imminente diffusion !?! Ah ça fait un joyeux choc de tomber sur la voix de Jenny ce matin, échappée du poste de radio, entre la douche et le café, juste avant de partir au boulot ! Et de s'en remettre une couche en arrivant au bureau, à la Villette pour y découvrir les mails des collègues qui m'ont repéré dans la bande annonce France 2, ou sur les programmes télé . . .
Ce mardi 5 janvier 2021 ne sera définitivement pas une journée comme les autres : les mesures barrière devront s'y faire, ce soir, nous on tombe le masque !
Évidemment, depuis qu'ils sont obligatoires, ces petits bouts de rien du tout qu'on se colle sur le pif et la bouche ont aussi un peu changé nos vies, en nous rendant quelques gouttes de discrétion, en gommant plus ou moins légèrement notre handicap social dans l'espace publique . Pour ce qui est de l'espace privé, rien n'a réellement changé, visuellement parlant . . .
Ce qui a changé pour moi, c'est que la parole s'est un peu libérée dans mon entourage, qu'on a maintenant un peu plus de recul pour évoquer tout ça, avec mes proches qui ont déjà vu le film, ou avec les collègues qui ne peuvent pas échapper à l'énorme affiche qui s'impose aux murs de mon bureau .
Peu de surprises dans ce qu'on ose enfin me dire, mais beaucoup de petites clefs qui expliquent des silences, des distances, ou des attitudes qui ont pu me surprendre, m'intriguer : il n'y a pas que mon masque qui a fini par tomber ! Ce sont aussi les regards qui ont fini par changer, s'habituer, et s'adoucir : les vôtres, beaucoup, les nôtres un peu aussi !

" La Disgrâce " restera l'un des projets les plus fous auquel j'ai pu apporter ma modeste contribution, et j'avais déjà un bon paquet de belles dingueries à mon actif avant tout ça : je me revois encore au retour du premier contact avec Didier en 2017, me dire que ce brave type manquait un peu de sens commun en imaginant qu'un film d'une heure, principalement composé de plans serrés sur nos 5 gueules cassées puisse intéresser qui que ce soit !? 
Après trente sélections dans des festivals à travers le monde entier, et avec six prix engrangés, ce projet délirant est plus qu'un "simple succès" : c'est un virus bienveillant qui n'a pas fini de se propager . . . 
 
RDV ce soir sur France 2 vers 23 h 15  et pourquoi pas, dans la foulée, sur le petit module qui permet d'ajouter vos commentaires sur cet improbable blog ?!
Pour les couche-tôt, il parait que le replay est déjà en ligne :  je vous posterai le lien demain midi, comme promis dans un lointain poste précédent, il y a bien longtemps . .

vendredi 21 août 2020

55 . En explorant la planète Suisse . . .

 J'y était encore hier matin, et depuis mon petit chez moi bellevillois, aujourd'hui j'ai du mal à croire que cet endroit extraordinaire se trouve seulement à quatre heure de TGV de Paris ! Mais par ou commencer pour vous expliquer à quel point tout y est différent et délicieusement dépaysant ?!
Plan large sur le décor : où que vous soyez, dès que vous levez un peu le nez, y a comme une immense carte postale en arrière plan ! Des montagnes principalement, du genre bien hautes, souvent avec un petit chapeau de neige, ou alors des lacs, bordées de hautes montagnes . . . Vous voyez le genre ?!
C'est le paradis des photographes débutants : pour rater ses photos de paysage, il faut se forcer un peu ! Bah, du coup, je vous prépare une petite galerie photo, ça faisait longtemps, surtout de sublimes paysages de montagne : ce blog n'en a pas vu passer depuis Grenoble je crois . . .

Zoomons un peu sur les espaces urbains de ce micro continent planqué sur les hauteurs des alpes . Ce n'était pas la première fois que j'y vennai, alors j'avais gardé quelques images en tête d'un passage éclaire au festival de Montreux, sur les bords du Léman. Des villes à taille humaine, d'une propreté légendaire, des villages très fleuris, bordés de grappes de chalets sur les hauteurs environnantes. Et des trains ! Plein, partout, et eux aussi, comparé au réseau français,  sont d'une propreté impeccable, mais qui se paye un peu quand même ! Je crois qu'au prix du kilomètre, ce sont probablement les trains les plus chères que j'ai pu prendre, et pourtant, le rapport qualité prix est encore largement au bénéfice des voyageurs !! En Suisse, comme ailleurs, on a rien sans rien, et si le coût de la vie est globalement un peu plus chère que chez les voisins, la qualité de vie y est très largement supérieur ! Des priorités écologiques qui ne datent pas d'hier et qui sont déjà très bien installé dans toute la population - une très chouette  pratique du civisme et de savoir-vivre-ensemble au quotidien, la recette du bonheur helvète  à beaucoup d'ingrédients qui manquent cruellement par chez nous . . . 

On poursuit forcement avec un gros plans sur ces Suisses qui peuplent  si paisiblement cette radieuse  faille spatio-temporelle. En répondant à l'invitation de Jenny à venir la retrouver dans ses montagnes chéries, je savais déjà que je ne découvrirai pas seulement le décor et quelques coutumes locales folkloriques : j'y allais pour voir fonctionner au quotidien un chouette état d'esprit, dans un environnement bien particulier ! Et dans ce domaine, je n'ai pas été déçu, que ce soit de la bienveillance générale, de  l'hospitalité familiale, ou de l'ouverture d'esprit : en Suisse on est jamais loin des sommets !

J'ai aussi retrouvé Flo "20 000 volt"  accompagnée d'Atom, qui arrivaient de Besançon. Je les ai rencontré l'hiver dernier à Lyon pour le FIFH, déjà grâce à Jenny : elles partagent toutes les deux, leurs expériences du  quotidien de grandes brûlées "en reconstruction",  principalement via un truc qu'elles appellent Am-stram-gram, ou quelque chose d'approchant ?!? Plus sérieusement, elle font un impressionnant boulot de fourmis essentiel à l'acceptation des différences physiques au travers de leurs comptes respectifs ( Jenny_Artiste & 20.000.volt ) qui sont suivi par des milliers followers plus ou moins directement concerné par le sujet. Très grand merci pour ça aussi les filles : ma très modeste contribution pendant vos shootings me parait bien maigre comparé à toute l'énergie positive que vous diffusez toutes les deux à travers les réseaux . . . Surtout ne lâchez rien, votre travail dans ce domaine à une valeur inestimable : vous sauvez des "vies sociales" avec la même efficacité que les pompiers qui vous ont toutes les deux ramené sur la route de la vie !

Un petit focus sur le point culminant de ce (trop) court séjour : le barrage d'Emosson, à 1930 mètre d'altitude et intégralement accessible en train, mais avec deux funiculaires pour éviter d'y passer la journée rien qu'à monter ! Une fois arrivé en haut, en moins d'une heure, c'est un panorama absolument fabuleux qui vous attend . . . La vue durant le trajet n'est qu'un échauffement pour les yeux, tant le regard porte loin depuis le barrage et les "petites collines" qui bordent le lac : chacune d'entre elles permet de découvrir une autre vallée toute entière dont celle du Mont blanc, et celle du glacier du Trient.

A titre personnel, ce barrage d'Emosson a libéré en moi beaucoup d'emotions, à commencer par les premières bouffées d'air des montagnes qui vous tourne un peu la tête aux premiers pas hors du second funiculaire. Et puis, très vite la ré-ouverture complète du champs visuel, qui peu porter sur plusieurs dizaines de kilomètres par beau temps. Mais rien de comparable avec le sentiment de se sentir tout petit et bien fragile face à toutes  ces majestueuses  masses de pierre et de glace. Le sentiment, partagé avec les filles (et probablement Atom aussi) sur  l'aspect extraordinaires de notre présence à cet endroit là, après nos parcours respectifs et tous les combats qu'on a du mener pour être capable de venir ici juste "pour le plaisir" !!!

Fondu-enchaîné sur le port de Lausanne à la tombée de la nuit, sous un ciel de feu quelques instants avant l'arrivée des premières étoiles . . . Y à une vilaine rumeur qui dit qu'il n'y a pas la mer en Suisse : c'est complètement  faux, c'est juste qu'elle ne fait pas de vague pour s'adapter au tempérament du pays !  A cette heure là, l'eau du Léman est moins froide qu'on ne pourrait l’imaginer et la petite baignade au moment de l'apéro semble être une tradition bien installée ! Encore un pure moment de bonheur après une chaude journée à la découverte des abords du Chateau d'Ouchy . . . L'un des derniers "instants suspendus" ou l'on voudrait que même les infaillibles horloges helvètes s’arrêtent quelques minutes pour repousser le retour sur Paris le lendemain  ! J'y suis arrivé la tête encore dans les nuages, et déjà tiraillé par l'envie de revenir voir tout ça saupoudré d'un peu de neige la prochaine fois, et peut être armé d'une paire de ski ?


Je me rend bien compte que je n'ai vu qu'un tout petit bout de cette géniale confédération de doux-dingues, mais je crois que mon exploration est loin d'être terminé : il parait qu'il y a un coin ou tout le monde parle allemand encore plus mal que moi ?!

A bientôt la Suisse . . .