vendredi 7 juin 2019

48 . And the dream goes on . . .




- Prochaines étapes du « Scars acclamation tour » : Londres  et Namur !


Ça ne s’arrête plus, et c'est tant mieux pour notre « petit film » de témoignages. Et même si ça claque bien de dire qu'on sera présenté dans une top festival londonien, moi c'est Namur qui me fait le plus « vibrer », parce que ce n'est pas seulement un festival de film : c'est surtout un festival de filmes sur la thématique du handicap !!! Ce serait pas le meilleur endroit du monde pour montrer nos drôles de têtes et raconter un peu quel effet ça fait de vivre avec ça pausé sur les épaules ?
Pouvait-on espérer une meilleur tribune pour partager ce qu'on a traversé et ce qu'on en a tiré ; surtout le meilleur, évidement ! Et si il y a bien un endroit ou on est certain de trouver des gens pour rire du pire avec nous, ce sera là, au cœur de la Belgique ! Voilà un très sympathique « petit pays » dont ce grand couillon de voisin français ferait bien de s'inspirer dans le domaine du handicape, au lieu d'y délocaliser discrétos des « problèmes » qu'il fait mine de ne pas voir . . .

Bon, j'avoue qu'en plus de mes lointaines  racines flamando-wallonnes,  mon amour immodéré du chocolat et  des bières d'abbaye  flinguent toute forme d'objectivité dès que ça concerne le royaume brabançonné. Mais là, l'occasion est trop belge pour passer à coté !

L'élan que m'a donné l’expérience du Dok Fest à Munich m'as permis, entre autre, de boucler enfin mon premier kilomètre de brasse coulée depuis une éternité ( je crois que le précédant remonte au vingtième siècle ! ) Alors oui, ça n'a rien a voir, à première vue, si ce n'est l'importance de la volonté, et de ce qu'on s'imagine être capable de faire, ou pas ! Là, ça faisait trois mois que j'essayai timidement sans vraiment m'en croire capable, en essayant de me satisfaire d'y être presque arrivé . . . Ben c'est quand même mieux quand on arrive au bout d'un truc qu'on traîne dans un coin de sa tête depuis un bon moment. En fait, ça fait surtout de la place pour y mettre d'autre « trucs » !

Techniquement, vous expliquer comment ou pourquoi répondre à des questions en anglais dans un cinéma allemand  ça peut aider à nager plus longtemps : j'en suis totalement incapable ! Mais j'ai la certitude absolue que les deux sont liées et ça me suffit pour continuer d'avancer sereinement vers de nouvelles aventures de plus en plus dingues et de plus en plus marrantes . 
J’espère bien réussir à motiver toute notre petite tribu de sourires asymétriques d'y venir aussi pour qu'ils vous confirment que ça leur fait à peu près pareil dans les commentaires d'un prochain post' ?!

En attendant, je vais aller rejoindre ma squatteuse du week-end pour la soutenir au cœur de son effort préféré : une bonne grosse sieste pleine de beaux rêves . . .


Bonne sieste Lola !

dimanche 12 mai 2019

47 . I had a Dream . . .

     
 Munich, une chouette petite salle obscure, un samedi soir de mai : je suis là pour soutenir Didier, l'auteur-réalisateur de ce fameux documentaires dont je continue inlassablement le teasing ! En fait, c'est peut être  l'inverse, c'est Didier qui est là pour me soutenir si je tombe à la renverse en découvrant ma tronche sur grand écran ?!
On est quand même dans l'un des plus gros festoch de documentaire d'Europe et je ne pouvais pas non plus le laisser faire ça tout seul ici en sachant qu'il 
n'avait encore jamais mis les pieds en Teutonnie et qu'il ne parle évidement pas un mot du charabia local   . . . 
Mais ça va, on s'est plutôt bien tenu, et personne n'a vraiment eut besoin de soutenir quoi que ce soit, parce qu'en fait, c'est cette fameuse Disgrâce qui nous a soutenu et guidé  dans nos explications post-projection. Et un peu dans  notre découverte de la ville aussi, dans un jeu de piste de petites salles qui finit dans la plus grande de la ville, la plus classe aussi apparemment, façon palais à cérémonies du festival .

Pour les mordus, le liens direct vers le kolossal programme de 160 filmes (en anglais quand même) : https://www.dokfest-muenchen.de/Filmprogramm_2019?lang=en

Pour les autres, on en reviens au "Dream" du titre : tout un week end sur coussins d'air, ou ça glisse tout seul, de taxi en avions, jusqu'à l'hôtel, en finissant à pied pour trouver les petits cinés de quartier qui participent aux festivités .
Des super rencontres, des gens vachement ouverts et très accueillants, même avec le coté un tout petit peu business des allemands ou il ne faut pas en faire de trop non plus : un truc sobre mais très bien quand même ! 45,000 visiteurs l'an dernier, c'est une  belle mécanique qui roule depuis un bon moment, et qu'on croirait tout droit sorti de l'énorme tour BMW ou de la glass-box  Mercedes qu'on voit surgir à l'entrée de la ville. C'est  juste après le panneau autoroutier indiquant - Dachau - Nuremberg - Munich - qui ne met pas forcement  très à l'aise si on a 2 ou 3 notions d'histoire, même en passant dessous à 150 km sans risquer de se faire flasher . "Bienfenu en Bafière les amis !"
Un bon gros détour par les deux Pinacothèques  qui sont juste époustouflantes,   ensuite la météo nous a gentiment calmé sur les Biergarten : pas un temps à siffler sa pils dehors ! On a trouvé à s'occuper autrement, vu les petits trésors de "cinéma du réél" qui passaient dans le coin. J'ai réussi a voire 5 filmes, sur 3 jours avec 2 projections-causeries sur mes "Scars" (le titre anglais) et 2 mini-metrages en VR avec casques, dans une soucoupe volante du meilleur effet pour ce genre d’expérience !
J'ai quand même bien cavalé pour enchaîner tout ça mais cette ville en vaut largement la peine, ceux qui l'anime aussi, y compris les nuées d'ados en costume tradi bavarois, à peine croyables aux premières apparitions, mais très nombreux partout en ville à la nuit tombée. 
Je suis reparti de Munich avec la sensation d'y avoir récolté en quatre  jours plus de sourires bienveillants de la part de parfaits inconnues  qu'en deux ans à Paris ! J'ai vécut ce weekend  comme un rêve éveillé et cette petite excursion en avion me laisse un jolie paire d'ailes pour voler vers de nouveau projets. Comme l'envie me lancer dans de nouvelles expériences, toujours sous forme d'écriture, mais dans un format très différent et totalement inconnu pour l'instant . . . 
Pas question d'arrêter ce blog pour autant, j'ai encore pas mal de truc à y dire en vrac et  puis c'est  mon fil rouge depuis le tout début : il va juste s'enrichir d'autres bien jolies couleurs à l'avenir !

Les images officielles des projections de la Disgrâce, sur le site du festival : 

https://www.dokfest-muenchen.de/albums/view/2711


https://www.dokfest-muenchen.de/albums/view/2658

Et pour finir, un   IMMENSE MERCI à Zadig Production sans qui rien de tout cela n'aurait été possible . . .

mardi 5 mars 2019

46 . Et re-plouf !


Ce doux bruit qui signale l'entrée plus ou moins volontaire d'un corps humain dans une importante masse aqueuse fait désormais la joie de mes oreilles tous les lundis, avec ou sans soleil ! Et c'est grâce à la fédération handisport de natation que ma remise à l'eau a pu de faire dans des conditions idéales. Certes, dans l'absolue, rien ne m'empêchait d'aller faire trempette dans n'importe quel étendu d'eau suffisamment grande pour y immerger entièrement mon immense et incomplète  carcasse. Mais franchement, aller exhiber le mètre soixante de cicatrices taguées sur mon mètre quatre-vingt-dix d’origine au milieu des petits baigneurs parisiens : je n'ai pas osé me mouiller sur ce coup là.
Et dans la mesure ou ma bouche n'est pas complètement étanche, c'est pas mal de nager dans sa petite ligne d'eau réservé sans avoir à surveiller d’éventuels bombardements de morveux, ou le déboulement inopiné d'un papillonneur pressé. Je vous épargne le couplet sur les regards insistants et pas forcément chargé d’intelligence : on n’a pas que ça faire et ça ne concerne que des gens dont il est inutile d’évoquer l’existence ici !
Bon, soyons honnête aussi, nager au milieu de gens qui semblent plus "lourdement" handicapé que soi peut également comporter certains "désagréments" très particuliers aussi, au début. Par exemple, se faire doubler par un mec à qui il manque une jambe, ou  se rendre compte qu'on nage moins droit qu'une non voyante : c'est surtout pour l'ego que ça peut être compliqué sur les premières séances ! Mais heureusement, l'excellente ambiance, la très bonne humeur et l'entraide  des membres du club ont vite fait de noyer les rares appréhensions qu'il me restait avant de replonger  dans une drogue beaucoup moins douce qu’il n’y parait : l’eau chlorée. Et pour boucler le quart d’heure d’honnêteté, je reconnais que j’en ai  quand même bu quelques tasses !! C’est de plus en plus rare, mais ça risque encore de m’arriver régulièrement tant que je n’aurai pas trouvé un moyen de fermer ma gueule un peu plus efficacement. Pas de la boucler au sens de me taire à nouveau, ça j'ai déjà bien donné ! Non, il s'agit  juste  de bien la refermer au bon moment  pour éviter qu’il n’y rentre des choses qui n’y ont pas été invité . . . Je précise, parce qu’en matière de silence radio, j’ai encore fait des merveilles en 2018, sans publier une miette de post sur ce foutu blog, soit une grosse quinzaine de mois de looooz communicative absolue.  Bon OK, j’avais l’excuse de la reprise du boulot, et des incontournables activités sociales parisiennes (ça fait tellement plus chic que de détailler : boire des bière en terrasse avec des potos ! )
Mais c’est quand même pas une  raison valable pour ne plus donner de nouvelles, surtout maintenant qu'elles sont globalement excellentes !! Alors je promets de ne pas me contenter de ce seul message pour 2019, parce qu’il va y avoir pas mal de chose à raconter, en commençant par la diffusion du documentaire « la disgrâce » ( Scars en anglais) qui ne devrait plus tarder !? Ce fut bien long depuis le tournage en 2017 mais c'est surtout parce qu'il a fait après un très beau parcours sur les festivals de documentaire : IDFA 2018 à Amsterdam, Fipadoc 2019 à Biarritz et bientôt DOK.fest 2019 à Munich  . . .